L'invasion du Koweït par l'Irak, le 2 août 1990, provoque la méfiance des investisseurs étrangers : la fuite des capitaux (plus de 30 milliards de dollars) touche les cinquante et une banques offshore, et l'Agence monétaire de Bahreïn doit intervenir pour soutenir un marché financier secoué par les difficultés des banques koweïtiennes.
La nécessité de stabiliser la région pousse Bahreïn à prôner dès août 1990 le recours à l'option militaire contre l'Irak. Toutes les infrastructures du pays sont mises à la disposition des forces des Nations unies pendant le conflit. En juin 1992, Bahreïn est le premier État arabe du Golfe depuis la libération du Koweït en février 1991 à réclamer le retour à de meilleures relations avec l'Irak. Le pays renforce aussi ses rapports avec l'Iran.
Un conflit territorial ancien concernant les îles Huwar et les hauts-fonds de Dibal et Qitat, réserves pétrolières potentielles, oppose le pays au Qatar. Après une tentative de médiation saoudienne, le Qatar fait valoir ses droits devant la Cour internationale de justice en juillet 1991.
En décembre 1992, l'émir Cheikh Issa ben Salman al-Khalifa, au pouvoir depuis 1961, institue un Conseil c […]
