En 2010, les Bahamas avancent sur la voie de l'accession à l'O.M.C., dont les membres se disent favorables à l'intégration du pays dans le système commercial multilatéral. Certains progrès restent à faire, notamment sur la baisse des droits de douane, même si cela suppose une perte significative des recettes de l'État. Selon le porte-parole du gouvernement, il faudra trois ans à l'O.M.C. pour évaluer l'évolution du système commercial du pays.
En juin, les Bahamas signent des accords d'échange de renseignements en matière fiscale avec vingt-deux pays, soit beaucoup plus que les douze exigés par l'O.C.D.E. pour satisfaire aux règles internationales de coopération fiscale sur le blanchiment d'argent. Cet effort est d'autant plus applaudi par l'organisation que les Bahamas jouent un rôle clé dans le monde financier international.
En juillet, une joint-venture, créée en 2009, réunissant les sociétés norvégienne Statoil et bahamienne B.P.C. Limited, annonce ses projets d'exploration pétrolière au large des Bahamas à l'horizon de 2013. B.P.C. semble particulièrement optimiste alors que la dernière exploration pétrolière offshore a été interrompue en 2006, faute de gisement rentable.
L'État réaffirme sa politique de privatisation, en juillet, en annonçant la vente de 51 p. 100 du capital de l'entreprise nationale de télécommunications.
David RENWICK
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