5. Le calendrier et la soumission aux « livres du destin »
Les Aztèques étaient héritiers d'un long passé, et, comme leurs prédécesseurs et leurs voisins, Olmèques ou Mayas en particulier, ils accordaient une importance extrême à l'astronomie. Dans leurs calmecac (sortes de collèges religieux), les prêtres étudiaient l'année divinatoire et donnaient à chaque date ou à chaque événement sa place dans le réseau d'influences divines, d'appartenances, d'orientations de l'univers. Profondément imbus de la certitude de la précarité du monde et du bon vouloir divin, ils accordaient la plus grande importance aux tonalamatl, ces « livres du destin » où étaient consignés les jours, les dieux auxquels ils appartenaient, etc. Leur astronomie atteignait un grand degré de raffinement. Le calendrier embrassait un cycle de trois années : une année divinatoire de 260 jours, une année solaire de 360 jours (plus 5 jours néfastes, les nemontemi, sans signes), une année vénusienne de 560 jours. Quant à leur écriture, pictographique, elle était, au moment de la Conquête, en pleine évolution. Nous avons conservé de magnifiques livres, peints sur papier d'agave ou sur peau de cerf, des calendriers, des rôles des tributs et des documents historiques racontant l'histoire du peuple de Huitzilopochtli et de ses migrations.
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