Rupture volontaire d'un appendice (patte ou queue) à la suite d'une brusque pression assez intense. Une sauterelle, saisie par sa patte postérieure, la détache tout entière et s'enfuit ; un lézard, attrapé par sa longue queue, la brise et l'animal mutilé s'échappe. Ce phénomène d'autotomie est un comportement inné, un réflexe de conduite ; il est connu chez les crabes, les phalangides, les pycnogonides, des chilopodes (Lithobius, scutigère), les blattes, les phasmes, les orthoptères, les tipules, des échinodermes (crinoïdes, holothuries, astéries, ophiures), les lézards.
Ce réflexe est déterminé par une pression assez forte pour exciter certains récepteurs tégumentaires. La rupture résulte d'une contraction musculaire rapide qui brise l'organe en une zone de moindre résistance : l'autotomie est préparée par la structure. La queue du lézard est traversée à intervalles réguliers par des plans d'autotomie, septums concaves vers l'avant coupant toutes les parties molles et le milieu des vertèbres ; devant chaque plan, l'artère caudale porte un sphincter et la veine caudale présente une constriction ; ainsi aucune hémorragie n'est possible lors du sectionnement. L'auto […]
