Ce terme désigne, chez les végétaux inférieurs, des cas de fécondation d'éléments cellulaires par eux-mêmes : précisément, chez certains champignons ascomycètes (un Ascobulus entre autres), la reproduction sexuée se produit sans fusion d'articles différents, mais, à l'intérieur d'un même article cénocytique, par fusion des noyaux appariés. Chez les plantes à fleurs, autogamie et autopollinisation sont synonymes (chaque fleur pollinisée par son propre pollen) : ceci se rencontre chez de nombreuses papilionacées annuelles, et, bien sûr, dans les fleurs cléistogames. Dans les fleurs d'épine-vinette, les étamines, à filets irritables, viennent par rotation appliquer leurs anthères sur le stigmate, assurant ainsi l'autogamie par ce mouvement, curieusement déclenché par les insectes (alors que ceux-ci sont, très généralement, les agents pollinisateurs des espèces allogames). Du point de vue génétique, l'autogamie produit des descendants identiques aux parents.
Jacques DAUTA
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