2. Vie économique
En 1990, le Premier ministre Bob Hawke poursuit la politique de rigueur adoptée en 1988.
En 1991, le pays subit sa plus sévère récession depuis soixante ans. Le taux de chômage atteint 9,5 p. 100.
Le 26 février 1992, le Premier ministre Paul Keating présente un plan de relance pour sortir le pays de la récession.
Le 17 août 1993, le gouvernement présente un budget prévoyant un déficit sans précédent (correspondant à 3,1 p. 100 du P.I.B.). Les entreprises sont les principales bénéficiaires de l'assouplissement budgétaire. Le dispositif vise surtout à la création d'emplois. Le taux de chômage s'élève à 10,9 p. 100.
Alors que l'Australie et la Grande-Bretagne s'efforcent de développer leurs relations commerciales l'une avec l'Asie, l'autre avec l'Europe, un rapport révèle en janvier 1994 que 35 p. 100 des investissements australiens à l'étranger sont réalisés en Grande-Bretagne, et que celle-ci se classe au deuxième rang des investisseurs étrangers en Australie.
Le 30 janvier, l'Australie figure au nombre des signataires (Union européenne, États-Unis, Russie, Norvège, Canada) d'un accord stipulant une réduction de la production d'aluminium dans le monde et, en conséquence, une remontée des prix.
Le 4 mai, le Premier ministre présente un Livre blanc pour l'emploi qui prévoit un investissement de 6,5 milliards de dollars australiens sur 4 ans en vue de diminuer de moitié le taux de chômage, principal fléau de la vie économique et sociale, qui atteint 10 p. 100 de la population active.
Le 17 août, puis à deux autres reprises au cours de l'année, la banque centrale relève son taux directeur, le portant de 4,75 à 7,5 p. 100, afin, notamment, d'éviter un phénomène de surchauffe.
En 1995, la croissance fléchit légèrement du fait de la diminution des échanges avec le Japon et de la baisse du cours des matières premières, tandis que l'inflat […]
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