« J'ai commencé à écrire en exil ; la seule façon de maintenir un lien avec mon pays était la littérature. Ce n'est pas seulement ma vie, mais aussi mon œuvre qui est marquée par cette empreinte déchirante de l'exil. Je ne m'en plains pas, bien au contraire. Je dois à l'exil d'innombrables révélations. En dépit des tristesses qu'il m'a causées, sans l'exil je ne serais jamais devenu écrivain. »
L'exil, en effet, est au cœur de la destinée de cet écrivain paraguayen d'une renommée universelle. D'origine métisse, portugaise et guarani, il naît le 13 juin 1917, à Asunción. Iturbide, village de la région du Guairá, où se déroule son enfance, sera le décor de plusieurs de ses récits. À quinze ans, il prend part à la guerre du Chaco, contre la Bolivie (1932-1935). Après un séjour de deux ans à Londres, correspondant du journal El Paísd'Asunción, il se réfugie en Argentine pour fuir un coup d'État militaire (1947) ; il y restera trente ans. Une pièce de théâtre (La Carcajada, 1930) et des poésies (El Ruiseñor de la aurora y otros poemas, 1942 ; El Naranjal ardiente, 1960) inaugurent sa car […]
Autres références
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MOI, LE SUPRÊME, livre de Augusto Roa Bastos
Auteur :
Ève-Marie FELL
Né à Asunción au Paraguay, Augusto Roa Bastos (1917-2005) connaît une enfance campagnarde, marquée par le bilinguisme espagnol-guarani propre à la culture populaire du pays. Il a seize ans lorsque éclate la terrible guerre du Chaco qui saigne à blanc le pays. Roa Bastos abrège ses études et s'oriente vers le journalisme engagé. Il doit s'exiler à…
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AMÉRIQUE LATINE - Littérature hispano-américaine
Auteurs :
Albert BENSOUSSAN, Michel BERVEILLER, François DELPRAT, Jean-Marie SAINT-LU
Dans le chapitre "Vingt ans de plénitude" : …
de la méthode) de Carpentier, Yo el Supremo (Moi le Suprême) du Paraguayen *Augusto Roa Bastos (1917), roman d'une stupéfiante virtuosité linguistique, El Otoño del patriarca, 1975 (L'Automne du patriarche) de García Márquez, et l'extraordinaire Casa de campo (1978) du Chilien José Donoso (1924-…
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Bibliographie
A. Almada Roche, El estilo de la tierra : Augusto Roa Bastos, El pez del per, Buenos Aires
B. J. Carbajal, Historia ficticia y ficción histórica. Paraguay en la obra de Augusto Roa Bastos, Pliegos, Madrid, 1998
M. G. Dionisi, Storia e miti del Paraguay in Augusto Roa Bastos, Bulzoni, Rome, 1990
C. Fernandez, Augusto Roa Bastos. Écriture et oralité, L'Harmattan, Paris, 2001
A. López, La Conscience malheureuse dans le roman hispano-américain contemporain, ibid., 1994
F. Moreno, Augusto Roa Bastos. La obra posteriora a « Yo el Supremo », Actes du colloque de Poitiers, févr. 1996, Université de Poitiers, 1999
L. Schrader, Augusto Roa Bastos, Actes du colloque de Düsseldorf, 1er-3 juin 1982, Niemeyer, Tübingen, 1982.
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