Botaniste suisse, né à Genève dans une famille protestante d'origine française, exilée avant l'édit de Nantes, Candolle fait ses études au collège Calvin. Parce qu'il refuse d'entrer dans la magistrature comme son père, et souhaite herboriser (en 1797 il découvre, dans le Jura, Reticularia rosea), sa famille l'engage à devenir médecin. En 1798, il vient dans ce but à Paris, mais il fréquente surtout le Muséum d'histoire naturelle où, jusqu'en 1808, il travaillera auprès des grands naturalistes de l'époque tels que Cuvier, Lamarck, Geoffroy Saint-Hilaire.
En 1799, il publie une Histoire des plantes grasses (avec 168 illustrations de Redouté) puis Les Liliacées (1802-1816), et s'intéresse à la botanique médicale : Recherches sur les différentes espèces d'Ipecacuanha (1802), Essai sur les propriétés médicales des plantes comparées avec leurs formes extérieures et leur classification naturelle (thèse de doctorat en médecine, 1804). Chargé, en 1802, de rédiger une troisième édition de la Flore française de Lamarck, et ayant consacré plusieurs années à l'étude des plantes de France, il publie, en 1805, un ouvrage entièrement original qui traite de l'organographie et de la physiologie végétale sur un ton absolument neuf en botanique. Pour le compte de la Société d'agriculture de la Seine, il étudie les productions spontanées et cultivées des plantes en France et leur distribution géoagricole selon les régions. Après avoir suppléé Cuvier au cours de physiologie végétale du Collège de France, il succède à Broussonnet, en 1808, à la chaire de botanique de la faculté de Montpellier. Il occupera ce poste jusqu'à ce que des persécutions religieuses l'obligent à regagner Genève (1816).
À Montpellier, il étudie les champignons parasites des plantes cultivées et publie la Théorie élémentaire de la botanique (1813), ébauche de son grand ouvrage inachevé Systema naturale regni vegetabilis (1824-1839), qui sera achevé par son fils Alphonse Pyrame et dont certains volumes paraissent sous le titre de Prodromus […]
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