Pour l'usage médicinal, on peut réunir sous le même nom d'aubépine les deux Crataegus les plus répandus de la flore française : Crataegus monogyna Jacq. et C. laevigata (Poiret) D.C. (= C. oxyacantha auct.) ; rosacées malacées ; leurs propriétés sont identiques. Noter cependant que, si les deux espèces fleurissent en mai, C. laevigata précède de huit à quinze jours C. monogyna. Cet étalement des éclosions permet parfois de remédier à l'insuffisance ou à la mauvaise qualité d'une cueillette. Les fleurs seules sont utilisées en phytothérapie moderne.
On trouve, dans les fouilles des cités lacustres des lacs du Bourget, d'Annecy et dans la plupart des palafittes d'Europe centrale, des accumulations de noyaux qui témoignent de l'utilisation alimentaire très ancienne des fruits de l'aubépine ; mais les premières références à un emploi médicinal de la plante ne remontent qu'au xiiie siècle. De là au début du xixe siècle, l'aubépine ne connaît officiellement que quelques indications communes à tous les végétaux plus ou moins astringents (hémorragies, leucorrhée), et la plupart des médeci […]
