Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ASTROCHIMIE

Page précédente Page suivante

6.  Glaces et formation d'étoiles : vers les molécules complexes

Ces synthèses en phase solide interviennent dans les régions denses et froides, protégées du rayonnement externe, et parallèlement aux réactions chimiques de la phase gazeuse. La croissance des manteaux de glaces sur les grains influence la composition du gaz qui, en se contractant, va finalement former une ou plusieurs étoiles. 

Il est nécessaire de faire un rappel sur le fractionnement isotopique et la chimie du froid. La synthèse d'une molécule à partir de réactions entre ions et molécules passe par la formation d'un ion moléculaire puis la recombinaison de ce dernier avec un électron. Lorsque, au lieu de rencontrer un électron, les ions moléculaires réagissent avec des molécules neutres abondantes, ils se fragmentent le plus souvent et la synthèse avorte. Ce mécanisme est le principal agent de destruction des ions moléculaires dans les nuages sombres, où la photodissociation est négligeable. Les manteaux de glaces jouent alors un rôle passif dans la chimie du gaz interstellaire en captant les espèces les plus abondantes, limitant ainsi la destruction des ions. Dans les régions les plus opaques et les plus denses des nuages sombres, on observe en effet de nombreux ions moléculaires (N2H+ par exemple) et des molécules enrichies en deutérium (NH2D). Il s'agit à première vue d'un paradoxe : aux très basses températures qui règnent dans ces cœurs denses, presque toutes les molécules sont censées être condensées sur les grains et ne peuvent donc pas participer à la chimie du gaz. En fait, des calculs théoriques montrent que, si les molécules les plus abondantes sont condensées sur les grains, le taux de destruction des ions moléculaires est suffisamment affaibli pour leur permettre de prospérer. L'enrichissement en deutérium – jusqu'à un facteur 10 000 – découle quant à lui naturellement de cette abondance d'ions moléculaires. Comment ? On trouve en petites quantités l'agrégat d'hydrogène H3+ au cœur des nuages sombres. Cet agrégat peut réagir avec la m […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ASTROCHIMIE » est également traité dans :

COMÈTES

Écrit par :  Éric GÉRARDPhilippe HENAREJOS

Dans le chapitre "La tête ou coma"  : …  du spectre solaire ; il est donc dû au rayonnement solaire diffusé par des particules de poussière. *Quant au spectre discret, il révèle les molécules OH, CN, C2, C3, CH, NH, NH2, les atomes H, O, K, Al, Na, Ca, Cr, Co, Mn, Fe, Ni, Cu (ces dix métaux n'apparaissant qu'à faible distance héliocentrique), les ions… Lire la suite
ÉTOILES

Écrit par :  André BOISCHOTJean-Pierre CHIÈZE

Dans le chapitre " Formation des étoiles"  : …  entre 1 M⊙ et 5 M⊙ mais sous-estime la proportion des étoiles plus massives. *La formation des molécules dans un nuage peut conduire à sa fragmentation. Les molécules ne peuvent se former que lorsque la densité, à la suite de la contraction globale du nuage, a atteint une valeur suffisamment élevée (plusieurs atomes… Lire la suite
INTERSTELLAIRE MILIEU

Écrit par :  James LEQUEUX

Dans le chapitre "Les nuages moléculaires"  : …  raie à 21 cm), mais il n'est malheureusement observable que dans des circonstances exceptionnelles. *Contrairement à la plupart des autres molécules, celles d'hydrogène ne peuvent se former à partir des atomes d'hydrogène que par catalyse sur les grains. La plupart des molécules sont synthétisées par une chimie fort différente de celle de nos… Lire la suite
ORIGINE DE LA VIE

Écrit par :  André BRACK

Dans le chapitre "Des molécules organiques d'origine extraterrestre ?"  : …  *Les radioastronomes ont découvert que la chimie organique est particulièrement active dans les nuages denses de gaz et de poussières interstellaires bien que la température y soit très basse (environ — 260 0C) et que les molécules y soient très diluées. Comme les molécules organiques interstellaires sont enrichies en deutérium par… Lire la suite
PLANÉTAIRES SYSTÈMES

Écrit par :  Dominique PROUST

Dans le chapitre "L'apport des météorites"  : …  noyaux des planètes gazeuses (Jupiter, Saturne...) et des planètes solides (fig. 2). L'étude de la* composition chimique des planètes, comparée à celle du Soleil, permet de se faire une bonne idée de la masse de la nébuleuse primitive. D'une part, on peut admettre que la condensation primordiale ait eu lieu dans les gaz éjectés par les étoiles.… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Milieu interstellaire Formes carbonées existant probablement dans l'espace interstellaire Molécules du milieu interstellaire

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média