1. Définition et description de l'asthme
Tous les paramètres de la définition sont discutables :
L'essoufflement, qui résulte de l'obstruction bronchique expiratoire (difficulté à rejeter l'air), d'abord critique, peut devenir permanent au bout d'un certain temps d'évolution (c'est le classique asthme à dyspnée continue).
« Crises spontanées » signifie que leur apparition semble n'obéir à aucune logique, mais elles sont en réalité souvent déclenchées par un facteur précis, ignoré ou connu (exposition à un allergène – poussière ou pollen –, effort, irritants non spécifiques – inhalation de produits volatils, essence ou peinture).
« Essoufflement sifflant » : les sifflements nocturnes (conflit du flux aérien avec des bronches bouchées) sont tellement caractéristiques de l'asthme que la première question du médecin est : « Sifflez-vous la nuit ? » Ces sifflements sont perçus par le stéthoscope du médecin, par l'asthmatique et par son entourage. Il faut savoir cependant qu'il n'existe aucune relation entre l'intensité du sifflement et la gravité de l'asthme, d'une part, et que, d'autre part, tout ce qui siffle n'est pas asthme : les corps étrangers dans les bronches, les rétrécissements bronchiques après une maladie ou un traumatisme thoracique, les tumeurs des bronches peuvent occasionner des sifflements. Les crises sifflantes peuvent être remplacées par des accès de toux quinteuse (qui sont des équivalents asthmatiques, fréquents chez l'enfant).
« Nocturnes » : les crises d'asthme surviennent volontiers dans la seconde moitié de la nuit (pour de multiples raisons : taux bas de cortisol sanguin à ce moment-là, allergènes de la chambre à coucher, cycle nycthéméral de la respiration), mais elles peuvent survenir à n'importe quel moment du jour ou de la nuit.
On voit donc que l'asthme n'est pas une maladie au sens habituel du mot (une cause unique, un mécanisme, un traitement), c'est un syndrome extrêmement polymorphe en fonction de l'âge, de l'ancienneté du mal, de ses causes.
Deux autres mots car […]
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