2. Biologie : les Astérides dans leur milieu
Bien que l'on oppose, au sein des Échinodermes, les formes fixées plus anciennes (Pelmatozoaires) aux formes libres plus « m odernes » (Éleuthérozoaires), les caractéristiques biologiques de ce groupe demeurent, pour l'essentiel, celles d'espèces benthiques sédentaires : persistance d'une symétrie radiaire corrélative du développement d'un système nerveux diffus et peu centralisé ; locomotion limitée ; nutrition fréquemment microphage ; reproduction sans rapprochement des sexes avec libération des gamètes au hasard dans le milieu.
Cependant, par leur vélocité plus grande et leur nutrition macrophage, les Astéries apparaissent comme les Échinodermes les plus nettement dégagés des contingences de la vie sédentaire. Il n'en demeure pas moins que l'organisation de leurs principaux systèmes organiques respecte la relative stabilité anatomique de l'embranchement ainsi que son originalité et son « non-conformisme » sur le plan fonctionnel.
• La paroi du corps : barrière élaborée et zone d'échanges
La texture tégumentaire des étoiles de mer est très variable d'une espèce à l'autre, mais sa structure histologique est constante : un épiderme cilié recouvre un derme conjonctif à l'intérieur duquel sont sécrétés des ossicules calcaires. Ceux-ci apparaissent sous forme de spicules de calcite au sein de cellules spécialisées, les scléroblastes ; la structure se complique au fur et à mesure de la transformation du scléroblaste en un énorme syncitium dans lequel le spicule reste inclus. Le squelette tégumentaire répond à un schéma type qui n'est interprétable que chez une très jeune Astérie et qui se complique au cours de la croissance de l'animal par adjonction de plaques nouvelles ou apparition d'appendices variés (tubercules, épines...). Le tégument porte en outre de minuscules organes préhensiles en forme de pince, les pédicellaires, qui assurent l'hygiène de la paroi du corps.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…



