À partir de 1902, des réunions régulières se tiennent chez Freud le mercredi. La Société psychologique du Mercredi devient en 1908 la Société psychanalytique de Vienne. Au premier Congrès international de psychanalyse de Nuremberg en 1910, Sandor Ferenczi présente des propositions pour la création d'une organisation internationale : l'Association psychanalytique internationale est née (Internationale psychoanalytische Vereinigung, I.P.V.). Carl Gustav Jung en est le premier président. Il s'agit de donner une garantie institutionnelle en préservant l'orientation de la nouvelle science. Pourtant, des dissidences apparaissent : Alfred Adler quitte le groupe en 1911 puis c'est Jung qui est démis lors du IVe Congrès, en 1913. L'année précédente, à l'initiative d'Ernest Jones, s'était constitué un comité secret réunissant les disciples les plus fidèles (Karl Abraham, Hanns Sachs, Otto Rank, Sandor Ferenczi). Affiliées à l'association, des sociétés se créent dans de nombreux pays, fournissant un cadre et des standards de formation. Après la Première Guerre mondiale, ceux-ci s'élaborent sur le modèle de l'Institut psychanalytique de Berlin. Les progrès des fascismes d'Europe continentale feront basculer l'association dans le monde anglophone, ce que traduit sa nouvelle désignation sous le sigle d'I.P.A. (International Psychoanalytical Association) en 1936.
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Freud et ses disciples Les sept membres du "comité", lors des soirées du mercredi, chez Freud, en 1922. De gauche à droite, Freud, Ferenczi et Sachs (assis), Rank, Abraham, Eitington et Jones (debout).
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Alain VANIER
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