3. Points de tension dans le processus d'assimilation
Quels que soient les différents critères d'une assimilation réussie, il n'en reste pas moins que certaines tensions paraissent inhérentes au processus d'assimilation. Souvent, on voit se produire diverses manifestations : échec de l'institutionnalisation, puis tension au sein de la société d'accueil. Par suite, le comportement des nouveaux venus se modifie au-delà des limites prescrites.
En principe, ces tensions ne sont pas d'une nature différente de toutes celles, désintégratives, anomiques, que l'on trouve en chaque société. L'immigration n'engendre aucun type de comportement qui n'existe déjà ailleurs. Mais, en raison de certaines conditions inhérentes au processus d'assimilation, certains phénomènes de désintégration ont particulièrement tendance à se produire en de semblables circonstances.
Dans l'ensemble, on voit naître des indices de désintégration individuelle, de refus de participation, d'atteinte aux diverses normes institutionnelles, ou de développement inadéquat de sentiment de solidarité avec le nouveau système social. Ces symptômes sont liés au processus complexe suivant lequel se fait l'institutionnalisation du comportement des nouveaux venus – développement d'un ensemble social « pluraliste » inédit au sein de la société d'accueil.
Premièrement, la désintégration individuelle peut suivre la rupture des groupes primaires des nouveaux venus.
Deuxièmement, il peut exister diverses sortes d'agressions envers les normes acceptées, agressions suivies de récidives. Un tel comportement peut s'exercer soit à l'intérieur du groupe des nouveaux venus (conflits entre générations), soit vers certains groupes « extérieurs » appartenant à la société d'accueil. La violation des normes peut prendre la forme d'un comportement criminel ou semi-criminel. On cherche à acquérir pouvoir, prestige. La fin passe avant les moyens et l'on oublie qu'il existe des possibilités conventionnelles de l'atteindre. L'argent, les vêtements qu'il […]
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