2. Critères d'une assimilation réussie
Quels sont donc les critères qui permettent de mesurer la réussite du processus d'assimilation ?
Une immense littérature a essayé de répondre à cette question. On a retenu : l'acculturation, l'intégration totale et satisfaisante des candidats et la dispersion complète des candidats en tant que groupe au sein des principales sphères institutionnelles de la société d'accueil. Aussi bien peut-on dire que moins le candidat affirme dans la société une identité spécifique, mieux il s'y fond et plus complète est son absorption. L'importance des trois indices varie selon les auteurs.
Le premier critère, l'acculturation, permet d'évaluer la facilité avec laquelle le candidat apprend les nouveaux rôles que l'on attend de lui, les normes et les coutumes de la société.
Le deuxième, l'intégration, permet d'apprécier la façon dont son nouvel entourage affecte la personnalité du candidat, sa tranquillité, ses facultés de résoudre les problèmes variés qu'engendre la situation nouvelle où il se trouve. Il va de soi que toute tentative d'assimilation comporte bien des difficultés et bien des frustrations pour l'immigrant et que c'est précisément le degré d'adaptation à sa situation qui indique le succès de l'entreprise dans son ensemble. On attache une particulière importance aux symptômes de désintégration de la personnalité : suicide, délinquance, crime, maladies mentales, crises familiales, etc., qui affectent le processus d'assimilation d'un signe négatif.
Le troisième critère, la dispersion, permet d'évaluer un ensemble différent de phénomènes. Il s'applique au groupe des nouveaux venus en tant que tels et à la place qu'il occupe désormais au sein de la société. On dit que l'absorption n'est pas complète aussi longtemps que les nouveaux venus n'ont pas cessé de posséder une identité séparée au sein de la société renouvelée. S'il n'en est pas ainsi, le groupe servira évidemment de point de ralliement aux tendances séparatistes, aux coagulations de g […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 14 pages…



