2. Convection
Si l'on suppose un fluide enfermé entre deux parois métalliques horizontales et que l'on chauffe très progressivement la paroi inférieure, le fluide au contact s'échauffe et l'agitation des molécules du fluide, qui est fonction de la température, se transmet de proche en proche à travers la totalité du fluide jusqu'à atteindre la paroi supérieure. Il y a donc eu transfert de chaleur, par conductibilité moléculaire, de la paroi inférieure à la paroi supérieure. Mais, si nous chauffons plus intensément, il arrivera un moment où la seule agitation moléculaire deviendra incapable d'assurer un transfert de chaleur suffisant et la température de la plaque inférieure s'élèvera, provoquant l'établissement d'un gradient vertical de température important.
• Convection cellulaire
Cependant, l'échauffement demeurant modéré, on assiste à la formation d'une circulation cellulaire sous forme de tourbillons alternés (tourbillons de Bénard) dont la section affecte une forme hexagonale (en nid d'abeilles) ou carrée. D'après certains auteurs, la forme hexagonale prendrait place pour des gradients de température un peu plus faibles que pour la forme carrée qui, seule, serait stable. Dans la nature, un tel type de convection ne se produirait qu'en altitude (forme en dallage de certains altocumulus ou strato-cumulus) mais ne pourrait se produire au voisinage du sol en raison des irrégularités de celui-ci, ni même sur mer ou sur les étendues homogènes désertiques par suite du gradient vertical du vent et de la turbulence.
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