Dans le langage aéronautique, et spécialement dans la littérature ayant trait au vol à voile, on donne le nom d'ascendance à un courant aérien dirigé vers le haut et susceptible d'imprimer un mouvement ascendant à un avion ou à un planeur qui traverse ce courant.
Peu à peu, dans le vocabulaire météorologique, on tend à donner le nom d'ascendance à tout mouvement vertical de l'air dirigé vers le haut, quelle que soit son échelle de grandeur ou son intensité.
Par opposition, un courant aérien dirigé vers le bas est appelé descendance, ou rabattant, ce dernier terme s'appliquant surtout aux descendances imprimées par le relief. Un mouvement général d'affaissement de l'air, tel qu'il s'en produit dans les anticyclones par suite de la divergence des vents dans les basses couches de l'atmosphère, porte le nom de subsidence.
Les phénomènes d'ascendance peuvent exister dans l'atmosphère à des échelles fort différentes. De petits tourbillons aériens (turbulence) dont le diamètre est de l'ordre du décimètre ou du mètre, et dont l'axe est plus ou moins voisin de l'horizontale, comportent une partie ascendante (ascendance) et une partie descendante. Le passage successif, en un lieu, de tels tourbillons emportés par les courants aériens généraux, détermine les fluctuations de la vitesse du vent qui constituent les rafales. La vitesse verticale de l'air dans de tels tourbillons peut atteindre l'ordre de grandeur du mètre par seconde.
À l'autre extrémité de l'échelle figurent les grands mouvements d'ascendance synoptique de masses d'air chaud sur des masses d'air froid plus denses, le long de surfaces de discontinuité atmosphériques appelées fronts. De telles ascendances frontales peuvent se produire sur des étendues dont la superficie est de l'ordre de celle de la France. La composante verticale moyenne de la vitesse de l'air dans de tels mouvements ne dépasse pas l'ordre de grandeur de quelques centimètres ou du décimètre par seconde.
Entre ces deux extrêmes prennent place les phénomènes d'as […]
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