L'objet archéologique est un palimpseste. Il accumule les traces entremêlées de son histoire que l'archéologie doit savoir distinguer : traces de fabrication, d'utilisation ou d'abandon.
Les artisans bijoutiers de la Gaule préromaine nous enseignent leur maîtrise de la métallurgie du bronze ; et c'est grâce au matériau lui-même, et à nos techniques modernes, que nous réapprenons, pour les comprendre, les techniques antiques.
Dans le cas d'un objet de parure en bronze, les stigmates de fabrication sont volontairement camouflés, puisque pour l'artisan c'est la qualité esthétique de l'objet qui en fera la valeur. La finition ne peut cependant pas masquer les incidents graves qui trahissent la méthode employée, comme les soufflures provoquées par l'air piégé dans le matériau au moment de la coulée.
En revanche, les phases d'utilisation laissent des indices caractéristiques car les décors incisés servent en quelque sorte de témoin d'usure. On a pu ainsi déterminer que les enfants portaient assez fréquemment des parures d'adultes, très usées, ou des objets, produits de récupération. Il est donc probable qu'ils ne disposaient d'une parure personnelle qu'à partir d'un […]
