9. Les aides à l'artillerie
Demandes d'appui et obtention des tirs exigent la présence d'officiers d'artillerie en liaison auprès de l'arme appuyée et qui soient tous les échelons de la hiérarchie. Le pourcentage d'officiers par rapport aux moyens de lancement paraît donc considérable. Dans une unité élémentaire, un seul officier sur cinq s'occupe réellement des pièces. Il faut à tout ce personnel, disséminé, des réseaux de transmissions très étoffés et très sûrs ; ils ont été équipés de répéteurs automatiques, postes récepteurs-émetteurs permettant d'augmenter les portées. Il est reconnu que les artilleurs doivent être des transmetteurs confirmés.
L'environnement technique nécessaire ne se limite pas à d'excellentes communications. Les objectifs doivent être découverts et situés ; aussi l'artillerie doit-elle équiper ses observatoires terrestres de moyens optiques et électroniques puissants, topographiquement reliés entre eux et aux positions arrière. L'aviation légère de l'armée de terre, issue de l'aviation légère d'observation d'artillerie, y contribue avec ses avions, ses hélicoptères et ses drônes. Ces derniers sont de petits appareils sans pilote, capables de photographier – leurs vues seront rapidement développées au retour –, d'émettre les images vues par télévision ou d'effectuer des mesures de radioactivité. Par exemple, le Drône R 20 peut pénétrer chez l'adversaire avec une portée utile de 200 à 300 km et rapporter une bande photo couvrant, à 750 m d'altitude, un rectangle de 50 km sur 5. Son vol peut être préprogrammé ou télécommandé. Les objectifs plus rapprochés sont captés par la télévision à terre, par des procédés à infrarouge ou par des radars de surveillance du sol, à effet Doppler, qui peuvent détecter un homme isolé à 15 km, un véhicule à 30 km, à la seule condition qu'ils bougent et que la présence d'un masque du terrain n'empêche pas la propagation rectiligne des ondes électromagnétiques.
Aux appareils classiques de topographie, télémètres, théodolites, s'ajoutent maintenant des […]
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