8. Organisations et classifications
Mis à part l'énorme arsenal soviétique qui comprenait de grandes unités d'artillerie classique et de grandes unités de fusées, dans les autres pays l'artillerie est répartie au sein d'unités interarmes. Les unités de réserve générale ne sont que des régiments.
La division reste généralement l'unité au-dessus de laquelle il n'y a plus d'artillerie classique. Celle-ci est répartie entre la division elle-même et les brigades subordonnées. L'emploi des feux nucléaires est réglé à très haut échelon, généralement l'armée, bien que les échelons corps d'armée et division disposent de moyens de lancement, généralement à mettre en œuvre sur ordre.
L'artillerie conserve cette même organisation si l'on considère les effets à obtenir : destruction (effet total et permanent), ou à défaut neutralisation (effet total et temporaire), ou encore harcèlement (effet partiel et temporaire).
Par contre, dans l'emploi, la puissance du feu a obtenu la prééminence sur le mouvement. Il faut désormais distinguer les feux de manœuvre uniquement nucléaires qui créent le résultat voulu, résultat préparé et exploité par les forces de mêlée, et les feux d'appui qui permettent ou facilitent la manœuvre des autres armes. L'appui peut être effectué par des tirs nucléaires ou classiques. Il est direct s'il concourt directement au succès de la manœuvre des troupes appuyées ; il est alors généralement effectué sans intermédiaire hiérarchique au bénéfice direct du demandeur. Il est indirect s'il concourt indirectement au succès de la manœuvre des troupes appuyées : alors l'intérêt du demandeur l'oblige à transmettre ses besoins à l'échelon de commandement immédiatement supérieur.
L'appui direct comprend dans l'offensive des tirs de préparation avant l'attaque, puis les tirs d'accompagnement. Ceux-ci se subdivisent en soutien immédiat, ou tir sur des objectifs situés dans la zone de responsabilité de l'arme appuyée, et en tirs de protection s'ils atteignent un ennemi agissant dans cette zone mais […]
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