7. L'artillerie atomique
Depuis la bombe de 20 kilotonnes larguée sur Hiroshima, les munitions atomiques se sont développées vers les extrêmes. Les procédés de fusion, de fission se regroupent dans les charge 3 F (amorce de fission, charge de fusion, complément de fission). La panoplie dont dispose l'artillerie s'échelonne de 0,2 tonne à quelques centaines de kilotonnes.
Les petites charges peuvent être tirées par des canons classiques à grande portée comme le 203 automoteur tirant à 20 km ou le 175 tirant à 32 km. Une miniaturisation plus poussée permet même d'utiliser des projectiles « en goutte d'eau » dont la charge nucléaire reste à l'extérieur du tube lors du chargement. La portée est alors de 2 000 à 4 000 mètres.
La fusée a posé de nombreux problèmes de précision et de délais de tir. L'efficacité de la charge a compensé la trop forte dispersion avant que celle-ci ne soit vaincue par la découverte de procédés de guidage non brouillables, tel, en particulier, le guidage à inertie. Les propergols liquides, aux chargements dangereux et lents, sont remplacés par des poudres en cylindre creux d'une bonne stabilité de conservation et de combustion. Les roquettes sont des fusées non guidées. Leur trajectoire, balistique après la phase de propulsion, est déterminée par la direction et l'angle de la rampe de lancement. Les missiles sont au contraire guidés soit par l'enregistrement d'un programme avant leur départ, soit au moyen d'un environnement extérieur.
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