2. Biomécanique articulaire
Les diarthroses représentent le type le plus complexe d'articulations, ce qui cadre bien avec leurs capacités fonctionnelles très élaborées. Elles possèdent en commun toute une série de structures comparables (extrémités osseuses, cartilages, membrane synoviale, ligaments, etc.), agencées, comme il a été dit plus haut, de façon fort diverse d'une articulation à l'autre, en fonction de leur mécanique de fonctionnement et donc de leur rôle à l'échelle de l'organisme entier, qui fait apparaître leur étonnante fiabilité sur le plan biomécanique (voir principales articulations humaines).
• Rôle des épiphyses osseuses
Les extrémités osseuses juxta-articulaires ou épiphyses, situées de part et d'autre de l'articulation, sont recouvertes d'un cartilage dit cartilage articulaire ou cartilage d'encroûtement. La zone osseuse située immédiatement sous le cartilage, ou « couche osseuse sous-chondrale », est renforcée par rapport au reste de l'os épiphysaire. Sa densité est plus marquée, comme on le voit sur les radiographies articulaires, d'où sa résistance accrue aux contraintes mécaniques auxquelles l'épiphyse est soumise. Tout défaut congénital (dysplasie articulaire) ou acquis (enfoncement post-traumatique, microfracture, fracture, etc.) de cette structure modifie la manière dont les contraintes mécaniques seront reçues à son niveau et retentira sur leur répartition au niveau du cartilage qui la recouvre. La rupture de l'harmonie anatomique et fonctionnelle du couple « cartilage-os sous-chondral » semble jouer un rôle majeur dans la pathogénie de la plupart des arthroses secondaires, qu'elles soient dues à une dysplasie ou à une fracture articulaire. L'os sous-chondral « réagit » à la rupture de cette harmonie par un double processus de condensations et de raréfactions (géodes) qui, avec la formation des ostéophytes, est la signature de la composante osseuse de l'arthrose.
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