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PUNIQUE ART

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2.  Les innovations puniques

L'art punique innove aussi, et de façon spécifique mais finalement conforme à l'esprit ancestral. Reprenant une formule préexistante – phénicienne ou non d'ailleurs –, il la soumet à d'infinies reproductions ou variations lui imprimant par là même son sceau.

L'estampille punique marque ainsi les ex-voto – cippes et stèles – recueillis dans les tophets, enceintes sacrées à ciel ouvert qui protègent des couches successives d'urnes cinéraires de nourrissons morts naturellement ou, peut-être, immolés aux dieux. Les cippes (des viie-vie au ive s.), qui ont quelques équivalents en Phénicie, abondent dans les sanctuaires puniques. Leur genre y est renouvelé par des variantes du type phénicien, des créations originales (cippes-trônes notamment) et une symbolique inédite. Les stèles (fin ve-ive au iie s.), qu'annonce le modèle cintré oriental, se distinguent en général de celui-ci par un sommet pointu flanqué ou non d'acrotères et une iconographie à valeur symbolique extrêmement variée ; elles foisonnent à Carthage.

Contrairement à la plupart de celles qui sont moulées, les statuettes tournées – votives (vie-ier s. av. J.-C.) – portent aussi l'empreinte punique. Étranges avec leur tête difforme, leur tronc ovoïde ou campaniforme au sexe souligné et leurs bras en forme de boudins, elles se présentent comme les variantes de prototypes venus du Proche-Orient. Le parti pris de simplification qui les caractérise témoigne d'une seule volonté de suggestion : en attirant l'attention (du dieu ?) sur une partie du corps, elles expriment sans doute une prière.

De principe oriental aussi mais d'usage surtout funéraire, les masques et protomes humains de terre cuite connaissent des développements autonomes dans l'Occident phénico-punique. Les masques, qui proviennent sans doute d'une même source, représentent des Silènes, des acteurs ou des grotesques. À la fois précoces (viie s.) et variés, ces derniers, qui sont peut-être apotropaïques, ont les traits accusés par une grimaçante hilarité, des scarifications, des verrues et des rehauts de pei […]

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Muraille punique

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