3. L'écuyer
• La position et les aides
L'assiette est, pour le cavalier, la base fondamentale de la position. Elle reçoit et doit absorber tous les mouvements transmis par le dos du cheval en action. Cela est possible par le relâchement des muscles de l'écuyer et par son engagement vers le centre de gravité. Les cuisses sont tournées sur leur plat, dirigées diagonalement vers le sol et prolongées par les jambes tombant naturellement. La ceinture portée en avant soutient le rein qui décrit une ligne courbe et flexible. La poitrine est légèrement avancée, les épaules effacées, libres mais non pas reculées. Les bras tombent simplement le long des flancs, les avant-bras soutenus mais un peu inclinés vers le sol, les poignets arrondis et souples. La tête est maintenue sans raideur.
Par le terme aides, on désigne les mains, les jambes, la répartition du poids du cavalier, la gaule, la voix. La main communique ses indications à la bouche du cheval par les rênes. Les jambes transmettent la volonté du cavalier aux parties latérales du cheval. L'éperon sans pointes peut agir avec une finesse indicatrice et directrice non coercitive, supérieure au contact du talon nu. Les répartitions de poids suggèrent et favorisent les changements de direction, d'allure et d'équilibre. La gaule est une aide supplémentaire qui agit sur les parties du cheval que n'atteint pas la jambe.
L'écuyer démontre au cheval sa position et la subtile gradation de l'usage de ses aides. Il se fond en lui et agit par ce qu'il éprouve ; ainsi le cheval soumis à la pensée de son cavalier y répond avec justesse, brillant et légèreté.
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