2. Équilibre et caractéristiques du cheval
• La locomotion
Le cheval libre possède son propre équilibre naturel, qui n'est pas forcément le meilleur. Des défauts de conformation ou de mauvaises habitudes acquises peuvent provoquer chez le cheval non monté des ruptures d'équilibre qui l'entraînent à la chute. Il est bénéfique de rééduquer à pied cette catégorie de chevaux, en longe ou montés, si leur valeur le justifie.
Le cheval monté subit le poids du cavalier et ses déplacements, aussi bien qu'une contrainte morale qui peut, autant que la surcharge, provoquer des contractions et modifier ses allures naturelles. Selon la répartition plus ou moins judicieuse de son poids, selon ses indications et son tact, le cavalier peut faire varier plus ou moins heureusement l'attitude de son cheval, et aller jusqu'à lui imposer, sans contrainte aucune, les divers équilibres par lesquels il en devient totalement maître.
Les deux formes extrêmes d'équilibre naturel sont celles du cheval établi sur les épaules et du cheval sur les hanches. Le cheval sur les épaules est bâti « en descendant » ; la surcharge de son avant-main l'amène à baisser son encolure et à raser le sol. Le cheval sur les hanches possède un équilibre plus mobile dans la mesure où les gestes de l'arrière-main peuvent tout de même se développer aisément. L'art du cavalier permet, suivant les nécessités du manège ou du sort, de passer d'un équilibre à l'autre et de se déplacer ainsi sur des bases longues ou courtes.
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