Né du combat, l'art équestre est, comme la guerre selon le mot de Bonaparte, « un art tout d'exécution ». Les rôles respectifs du cavalier et du cheval, à la guerre, voulaient que le premier pût disposer du second avec maîtrise et sûreté, sous peine de mort. Un tel enjeu devait nécessairement conduire au plus grand perfectionnement possible ; perfectionnement non académique, dont il reste quelque chose, de nos jours, dans l'équitation de combat tauromachique.
L'art équestre implique l'élaboration d'une technique consommée, soutenue par une étude approfondie. Des anciennes joutes et des combats singuliers est résultée la haute équitation, réservée aux gentilshommes, qui culmina du xvie au xviiie siècle. Son lieu d'élection fut le manège royal de Versailles. Au xixe siècle, l'art équestre dégénère du fait que la cavalerie est devenue affaire non plus de combattants isolés, mais de masses montées. Les héros des charges napo […]

