Maître de chapelle et compositeur, son principal mérite n'est pas là : mais, poète de surcroît, Boito
a fourni à Verdi plusieurs livrets. Homme de lettres, journaliste combatif, garibaldien, sénateur, il fut un ardent défenseur de Wagner. Il apporta, par sa culture, une collaboration précieuse à l'autodidacte Verdi. En outre, rien ne vaut, pour un librettiste, le fait d'être compositeur, de connaître ce qu'un texte littéraire peut ou ne peut pas « porter » de musique, ce qu'il y a ou n'y a pas de musique virtuelle dans un poème : c'est pourquoi Boito joue un rôle capital dans l'élaboration des derniers drames de Verdi (Othello, Falstaff). Il a écrit également les livrets de la Gioconda de Ponchielli et d'Alessandro Farnese de Palumbo. Son œuvre personnelle, toutefois, n'est pas négligeable : ses opéras Mefistofele (d'après Goethe, 1868) et Nerone (inachevé, exécution posthume par Toscanini en 1924) manquent de génie, mais non de grand talent.
Photographie
Arrigo Boito Le compositeur, poète et librettiste italien Arrigo Boito (1842-1918) en 1889.
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Philippe BEAUSSANT
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