Son nom est étroitement associé à la province industrielle du Staffordshire et, plus précisément, aux Potteries, haut lieu de la céramique anglaise, où se situe l'action de ses romans les plus célèbres. Arnold Bennett y passa son enfance et sa jeunesse, mais, supportant mal la tutelle de son père et l'étroitesse de son milieu familial, décida en 1889 de gagner Londres. Introduit dans le salon des Marriott, il fait son éducation aristocratique et littéraire et ne tarde pas à chercher sa voie dans le monde des lettres, avec un désir passionné de réussite et une ténacité digne d'un homme du Nord. Il connaît dès lors une célébrité sans égale que le temps a sensiblement entamée.
Ce qui frappe dans l'œuvre de Bennett, c'est à la fois sa diversité, mais aussi son inégalité. Bennett est en effet journaliste, essayiste, critique, auteur dramatique et romancier. Son journal intime, commencé en 1896 et poursuivi jusqu'à sa mort, reste encore en partie inédit ; son œuvre dramatique, écrite souvent en collaboration, est dans l'ensemble, sauf la pièce qu'il fit avec E. Knoblock, Milestones (1911), de valeur médiocre. Reste encore toute une série de romans-feuilletons, dont le p […]
