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DESPLECHIN ARNAUD (1960- )

Il est rare qu'un film d'une cinquantaine de minutes trouve un distributeur, mais plus encore qu'il apporte à son auteur la notoriété. Ce fut pourtant le cas avec La Vie des morts (1990). Arnaud Desplechin n'en était pourtant pas à son coup d'essai. Né à Roubaix le 31 octobre 1960, diplômé de l'I.D.H.E.C. en 1984, il est le chef-opérateur de courts et longs-métrages, et collabore aux scénarios de films d'Éric Barbier, Pascale Ferran et Éric Rochant (Un monde sans pitié). Après un premier court-métrage en 1983, il réalise un long-métrage en 1985, Le Couronnement du monde, resté inédit. Les trois films de Desplechin qui suivent se caractérisent par la prolifération des personnages. Plus que des histoires, le cinéaste décrit des réseaux qui se tissent ou s'effilochent à mesure que le récit progresse. La Vie des morts rassemble huit jeunes et huit adultes d'une même famille, qui ne se connaissent pas toujours, dans une grande maison bourgeoise du nord de la France. En attendant la mort inéluctable de Patrick, qui s'est suicidé, les langues se délient, les conversations tournent autour de la mort, évidemment, mais aussi des sentiments, de l'amour. Certains draguent, d'autres écoutent de la musique ou jouent au football. Cette intrigue minimaliste nous permet de découvrir le lien obscur qui réunit ces personnages, au-delà des différences d'âge, de condition, de préoccupations, en une famille. Lien merveilleusement métaphorisé par Le Voyage de Baudelaire que commence un des pères et que reprennent peu à peu les autres personnages.

La Sentinelle (1992) surprend, au cœur d'un cinéma français plutôt porté à l'intimisme. Quoique l'auteur l'ait écrit en collaboration avec Pascale Ferran, Noémie Lvosky et Emmanuel Salinger, le scénario fait songer aux romans de John Le Carré, que Desplechin admire. Y sont évoqués, en filigrane, les relations Est-Ouest, du nazisme à la chute du Mur de Berlin en passant par la guerre froide, à travers l'aventure de Mathias (Emmanuel Salinger) qui,  […]

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ESTHER KAHN (A. Desplechin)

Écrit par :  Marie-Anne GUÉRIN

Les films d'Arnaud Desplechin ont besoin de la fiction de l'autre comme d'une réalité, aussi tragique soit-elle. Cette fiction peut être fournie par le récit de l'écrivain, ou bien délivrée par la seule existence de cet autre. Son omniprésence suffit à provoquer le désir de l'enregistrement et du découpage cinématographique : ce sera tour à tour… Lire la suite
ROIS ET REINES (A. Desplechin)

Écrit par :  Michel ESTÈVE

Prix Louis-Delluc 2004, Rois et reine confirme le grand talent d'Arnaud Desplechin. On y voit s'affronter une reine et plusieurs rois. La reine, c'est Nora (Emmanuelle Devos), une jeune femme séduisante de trente-cinq ans, directrice d'une galerie d'art parisienne. Quant aux rois, ce sont les personnages masculins qui comptent dans sa… Lire la suite
UN CONTE DE NOËL (A. Desplechin)

Écrit par :  René PRÉDAL

On dirait à première vue l'archétype d'une grande famille bourgeoise (trois générations Vuillard, soit une bonne dizaine de personnages principaux) exceptionnellement réunie pour Noël autour de Junon, la mère (Catherine Deneuve), dont l'état de santé nécessite une greffe de la moelle osseuse. Mais c'est plutôt à un agrégat d'êtres excentriques… Lire la suite
AMALRIC MATHIEU (1965- )

Écrit par :  Joël MAGNY

…  Amalric est devenu l'acteur symbole d'une nouvelle génération du cinéma français, celle notamment *d'Arnaud Desplechin et des frères Larrieu. Après de modestes débuts dans Les Favoris de la lune d'Otar Iosseliani (1984), il obtiendra le césar du meilleur espoir masculin en 1997 pour Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle)Lire la suite
CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

Écrit par :  Marc CERISUELOJean COLLETClaude-Jean PHILIPPE

Dans le chapitre "Le cinéma européen"  : …  conduit à abandonner l'évocation du petit monde parisien et à se consacrer à des formes nouvelles. *Arnaud Desplechin, lui, s'est fait connaître avec le moyen-métrage La Vie des morts (1991), chronique familiale sensible et d'une grande inventivité formelle. Cinéaste-philosophe, influencé comme Terrence Malick par l'œuvre de Stanley Cavell… Lire la suite

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Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Réalisateur de film, un rôle rêvé, Arnaud Desplechin

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