5. Le désarmement biologique et chimique
• Le droit international
Le caractère insidieux des attaques chimiques et biologiques, la possibilité d'un nombre élevé de victimes, y compris parmi les populations civiles, malgré des moyens de défense de plus en plus perfectionnés, amena à plusieurs reprises les nations à envisager d'interdire l'emploi de telles armes.
Les conférences de La Haye de 1899 et de 1907 prohibèrent l'utilisation de projectiles chimiques ainsi que de poisons et d'armes empoisonnées. Après le traité de Washington de 1922, le protocole de Genève (« Protocole concernant la prohibition d'emploi à la guerre de gaz asphyxiants, toxiques ou similaires et de moyens bactériologiques ») du 17 juin 1925 interdit « l'utilisation, en temps de guerre, de gaz asphyxiants, toxiques ou autres, et de tous liquides, substances ou matériels analogues, ainsi que de méthodes bactériologiques de guerre ». Cent trente-quatre nations avaient ratifié ce protocole début 2007, nombre d'entre elles se réservant le droit de répondre à des attaques chimiques ou biologiques par des représailles de même nature.
N'était prohibé que l'emploi des agents toxicologiques lors de guerres étrangères, mais non lors de guerres civiles ou au cours d'actions d'un État contre une partie de sa population, comme en 1988, à Halabja, en Irak. Ces différents protocoles ne prévoyaient pas de mesures de vérification ni d'interdiction de fabrication. La Conférence du désarmement de la Société des Nations s'efforça en vain de remédier à ces insuffisances dans les années 1930. Seuls les traités de Versailles, de Trianon et de Saint-Germain imposèrent cette interdiction aux vaincus de la guerre de 1914, interdiction que le IIIe Reich devait tenir pour nulle. Au contraire, la République fédérale d'Allemagne s'engageait en 1954 par les accords de Paris à ne pas fabriquer d'armes atomiques, biologiques et chimiques. L'Agence de contrôle des armements de l'Union de l'Europe occidentale élabora et expérimenta ensuite des procédures de contrôle correspondantes.
Dès 1946, tous les membres des Nations unies s'engageaient à supprimer les armes de destruction massives, qui incluaient, selon le secrétaire général de l'Organisation, les armes bactériologiques et chimiques.
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