4. Les moyens de défense contre les attaques toxicologiques
Il existe des moyens de protection individuels ou collectifs relativement simples contre les armes toxicologiques. Leur mise en œuvre doit toutefois entraîner une gêne minimale et être limitée dans le temps. Aussi faut-il d'abord être prévenu de l'apparition du danger et pouvoir l'identifier pour y adapter les mesures de protection et en suivre l'évolution.
• Détection
Détecter l'approche ou la présence d'agents chimiques ou biologiques afin de donner l'alerte est la première mesure de défense. Cette détection doit reposer sur des dispositifs très sensibles et de plus en plus automatisés, car elle doit s'effectuer en quelques secondes en raison de la soudaineté possible des attaques et du délai de mise en œuvre des dispositifs de protection.
Le nuage agressif doit pouvoir être détecté à distance ou localement. La détection à distance fait appel à des méthodes optiques, soit passives (analyse du spectre infrarouge émis par le nuage toxique ou des perturbations par le nuage toxique du spectre naturel du paysage – c'est le M21 américain détectant les nuages d'organophosphorés et de vésicants), soit actives (émission d'un rayonnement laser et analyse différentielle du rayonnement réfléchi par le paysage ou des particules atmosphériques en présence ou en l'absence du nuage toxique – c'était le cas du Detadis français resté à l'état de prototype – ; d'autres dispositifs ont été conçus pour mesurer la réémission secondaire de lumière par les molécules du nuage illuminé par un rayon laser – c'est la rétrodiffusion Raman). Des études se poursuivent pour utiliser les radars météorologiques afin de détecter des nuages toxiques. Selon les mêmes principes est étudiée la détection des nuages d'agents biologiques.
Intermédiaire entre la détection à distance et la détection locale, se situe le déploiement de détecteurs locaux à la périphérie ou au vent des zones à protéger, ces détecteurs étant reliés à une alarme centralisée.
La dé […]
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