La guerre chimique ou biologique consiste en l'emploi délibéré, à des fins militaires, de produits chimiques ou d'origine biologique contre des organismes vivants, et en l'utilisation de moyens de défense appropriés contre de telles attaques.
Son objectif principal tend à réduire plus ou moins profondément, parfois définitivement, les capacités humaines en portant atteinte à certains tissus, organes ou fonctions, et accessoirement en tarissant les sources de ravitaillement animal ou végétal.
Contrairement aux armes classiques ou nucléaires, cette forme de guerre n'affecte pas le matériel et l'infrastructure qui pourraient ainsi être récupérés intacts par l'adversaire. La gamme extrêmement diversifiée des produits utilisables permettrait d'adapter assez strictement de telles opérations de guerre au but militaire recherché et de fournir des charges actives pour la grenade comme pour le missile.
Les armes chimiques, et plus encore les armes biologiques, que l'on peut regrouper sous le terme générique d'armes toxicologiques, seraient enfin beaucoup plus insidieuses, même sans considérer leur emploi par des équipes de saboteurs, rendu possible par l'efficacité élevée de quantités réduites de produits ou de micro-organismes.
Si le danger de telles armes ne peut être négligé, il convient cependant de considérer qu'il est relativement plus aisé de s'en protéger que de se prémunir contre des attaques nucléaires ou même classiques. Si les conventions internationales n'ont pu dans le passé empêcher de telles attaques, une défense adéquate, permettant de déceler le danger, de s'en protéger et de traiter les troubles qui en résultent, en réduirait l'efficacité, et donc la tentation d'emploi généralisé.
Toutefois, cette protection, malgré les progrès techniques constants, imposera toujours une certaine gêne réduisant quelque peu les capacités opérationnelles, si bien qu'une simple menace d'emploi unilatéral créera un handicap pour l'autre partie.
1. Historique
• Avant 1914
Des moyens chimiques et b […]
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