2. Vie économique
En 1992, l'économie connaît un important déclin, comme en 1991. Le pays se remet difficilement du séisme de 1988. Les pénuries se multiplient sous l'effet du blocus imposé par l'Azerbaïdjan depuis août 1989. La désintégration de l'U.R.S.S. entraîne la fin de l'approvisionnement en pétrole et l'Arménie subit les effets de l'inflation galopante en Russie. Les autorités poursuivent leurs efforts de réforme économique : le 5 janvier, les prix sont largement libérés. La réforme agraire entreprise en 1991, qui a porté sur 80 p. 100 des terres, a permis une augmentation de 15 p. 100 de la production agricole.
En 1993, l'aide financière reçue de la diaspora est le seul atout dont bénéficie l'économie. L'électricité n'est fournie que de une à deux heures par jour. L'Arménie n'a pas encore trouvé de débouchés capables de remplacer les marchés de la Russie et de l'Ukraine, qui absorbaient respectivement 60 p. 100 et 20 p. 100 de ses exportations. Le conflit en Géorgie, son voisin du nord, a coupé l'unique voie commerciale qui lui restait.
Le 22 novembre, une nouvelle monnaie, le dram, est introduite. La mise en valeur des gisements de minerais attend les capitaux étrangers. L'octroi d'un prêt de 12 millions de dollars par la Banque mondiale est suspendu jusqu'à la fin des hostilités dans le Haut-Karabakh.
En 1994, malgré la poursuite du conflit du Haut-Karabakh, le gouvernement fait état de progrès substantiels dans le fonctionnement de l'économie : la croissance s'affermit, l'inflation diminue et la monnaie se stabilise.
Le 19 novembre, le Parlement adopte un nouveau programme de réformes économiques prévoyant la libéralisation des prix, la réduction du déficit budgétaire et l'accélération des privatisations.
En 1995, l'Arménie conforte sa position de pays économiquement le plus dynamique des ex-républiques de l'U.R.S.S. Seule à s'être engagée aussi loin dans les réformes – privatisation industrielle et foncière, notamment –, elle connaît le plus fort taux de croissance de la C.E.I.
En octobre,
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