Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Paul DEVAUTOUR, Universalis
Écrit par : Paul GOUKOWSKY
Dans le chapitre "La conquête de l'Iran oriental" : … L'or des Perses permettait certes de recruter en Grèce des mercenaires. Mais cela ne suffisait pas. *Alexandre fut obligé d'accepter dans son armée et dans son administration des Orientaux de plus en plus nombreux, excitant ainsi la jalousie des Macédoniens. Furent alors introduites diverses mesures vestimentaires (port du vêtement de cour perse) ou… Lire la suiteÉcrit par : Ulane BONNEL
… *Venu du mot arabe amīr ou emīr (chef), le terme « amiral » désigne dès le xvie siècle, selon Jal (Glossaire nautique, 1848), « le chef des flottes, des armées et de la police navale d'un État ». Il s'applique, d'une part, à celui qui est revêtu de la charge d'amiral, d'autre part, à celui qui est… Lire la suiteÉcrit par : Noël DUVAL
Dans le chapitre " Institutions et société" : … avant tout juges d'appel, éventuellement chefs d'armée quand la province avait une garnison. *L'armée était répartie, en dehors de la garnison de Rome et de quelques grandes villes (Carthage et Lyon), dans les provinces frontières. Le système ne résista pas à la crise du iiie siècle. Le remède choisi, mis au point… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DABEZIES
Dans le chapitre "Pouvoir civil et pouvoir militaire" : … de chefs d'État galonnés. La soumission au pouvoir civil est longtemps, elle aussi, précaire. *Elle s'impose à Athènes, voire à Carthage, où les soldats sont très vite renvoyés dans leurs foyers après la guerre, mais aussi à Sparte, cité-caserne où les éphores surveillent la puissance militaire de près. Encore y a-t-il des tyrannies passagères… Lire la suiteÉcrit par : M. SCHMAUTZ
Dans le chapitre "L'organisation de l'artillerie ; les premiers systèmes (1730-1850)" : … danger et fort peu de gloire. En 1671, Louis XIV, réunissant encore une fois artillerie et génie, *met sur pied le régiment des fusiliers du roi, qui comprenait des compagnies de canonniers, de terrassiers et d'infanterie. Ce n'est qu'un régiment de troupes auxiliaires qui ne doit participer au combat que pour la garde des matériels de campagne,… Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
… *Dans le système féodal, les vassaux, ou titulaires de fiefs, doivent au seigneur, donc au roi en particulier, un temps de service militaire, le service d'ost : ils forment le ban. En cas de grand péril, les seigneurs procèdent à la levée en masse de tous les hommes, vassaux et paysans : c'est l'arrière-ban, service sans limitation de durée. Dès la… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Mot dont la racine est ban, c'est-à-dire convocation des vassaux par le suzerain. Au Moyen Âge, la bannière est l'enseigne sous laquelle se rangent les vassaux convoqués pour aller à la guerre. Le seigneur banneret est celui qui peut lever bannière en réunissant ses vassaux. La bannière du banneret, attachée au bout de la lance, est carrée… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BOIS
Écrit par : André DAUBARD
… *Les carabiniers, d'abord tireurs d'élite des compagnies de garde et des régiments de cavalerie sous Louis XIV, furent regroupés en 1691 en « brigade des carabiniers ». Ces soldats, destinés au combat à pied et à cheval, étaient armés du sabre, du pistolet et de la carabine munie d'une baïonnette. Après 1788, les carabiniers furent constitués en… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ADAM
… *La légion romaine en campagne est associée invariablement au castrum, c'est-à-dire le camp fortifié à l'intérieur duquel cantonne la troupe à chaque étape. Ce mode d'installation est fixé dès la seconde guerre punique (~ 219-~ 202) et Polybe, au livre VI de ses Histoires (27-32), le définit parfaitement. Au centre d'un plan… Lire la suiteÉcrit par : Paul DEVAUTOUR
… des attitudes, la rusticité, enfin, constituent les qualités essentielles d'une bonne cavalerie. *Durant trois mille ans, la cavalerie représente l'arme de l'exploration lointaine, de la manœuvre stratégique profonde. Elle permet la surprise, l'exploitation à outrance, l'invasion et la conquête. Elle transforme l'histoire, car elle provoque, par-… Lire la suiteÉcrit par : Christian-J. GUYONVARC'H, Pierre-Yves LAMBERT, Stéphane VERGER
Dans le chapitre "Les nouvelles régions laténiennes" : … harnachés. Ils peuvent porter alors un casque en bronze et une cuirasse composite en cuir. *Dès cette époque, les armées laténiennes comportent des corps de cavalerie, comme en témoignent de rares représentations figurées. Chaque hameau, chaque terroir est ainsi susceptible de rassembler un petit groupe de fantassins qui est mis sous l'… Lire la suiteÉcrit par : Yann LE BOHEC
… *La notion de centurie, dans le monde romain, présentait l'étonnante particularité de ne jamais correspondre au nombre cent ; elle désignait un ordre de grandeur qui se situait le plus souvent entre soixante et quatre-vingts, parfois bien au-delà. On peut se demander ce qui expliquerait une telle imprécision. Ce terme était employé dans trois… Lire la suiteÉcrit par : Claude NORDMANN
Dans le chapitre "La Suède à l'avènement de Charles XII" : … – fournies par la levée dans les villages du dixième des paysans et entretenues par eux. Cette *armée territoriale et nationale, l'indelta, formait des unités provinciales disposées autour des terres des officiers. En revanche, les forteresses étaient gardées par des mercenaires. Au début du règne, 80 p. 100 des officiers étaient issus… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Nom donné à un certain nombre d'unités à cheval et à pied, légères et mobiles, et dont l'origine unique remonte au xviiie siècle. Pendant le siège de Prague (1742) par le maréchal de Belle-Isle, les domestiques des officiers, en butte aux attaques des Autrichiens quand ils conduisaient les chevaux à l'abreuvoir ou à la pâture,… Lire la suiteÉcrit par : Yann LE BOHEC
… *Les chevaliers romains constituent un sujet d'étude qui a été entièrement renouvelé dans les années 1970, notamment par deux personnalités, Hans-Georg Pflaum et Claude Nicolet. Aux origines de Rome, les troupes montées étaient exclusivement recrutées dans le patriciat : l'identité cavalier-chevalier était parfaite. Puis la dissociation se fit… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre MARTIN
… *Assemblée créée au ~ vie siècle à Rome pour les besoins de la nouvelle armée hoplitique et reposant sur des bases censitaires. À l'époque royale, elle ne groupe que ceux qui peuvent être mobilisés. À l'époque républicaine, elle représente l'ensemble du peuple en armes et, à cause de son caractère militaire, ne peut se réunir qu'… Lire la suiteÉcrit par : Michel BALARD
… *Chefs des compagnies de mercenaires, se mettant, par contrat (condotta), au service des princes ou des villes. Petits seigneurs, tels Federico da Montefeltro ou Ercole d'Este, ou bien vieux soldats d'origine modeste, tels Attendolo Sforza, fils de paysans, ou Gattamelata, fils de boulanger, les condottieri recrutent et payent leurs propres… Lire la suiteÉcrit par : Jean FAVIER
… *Étymologiquement, comte de l'écurie (comes stabuli), officier domestique de la cour royale des Carolingiens. Placé, à l'origine, sous l'autorité du sénéchal, le connétable a charge de la cavalerie, dont l'importance ne cesse de croître à partir du milieu du viiie siècle. Dans l'armée féodale (ost), le service… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUTAILLY
… *Inscription individuelle, sur les rôles de l'armée, sans distinction de classes sociales, de tous les jeunes gens ayant atteint l'âge fixé par la loi. Pour qu'elle apparût, deux conditions étaient nécessaires : en premier lieu, au militaire subordonné à son souverain par un lien personnel quasi féodal devait se substituer le soldat citoyen,… Lire la suiteÉcrit par : Paul PETIT
Dans le chapitre "Défense et organisation de l'Empire" : … Jusqu'en 300, l'*armée resta ce qu'elle était au temps de Gallien. Puis Dioclétien et Constantin la réorganisèrent en recrutant des paysans, des barbares et des fils d'anciens soldats, et en portant de 34 à 68 le nombre des légions, dont l'effectif fut réduit à 1 000 hommes. Constantin rendit définitive une disposition tactique déjà envisagée par… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
… *Nom donné aux populations semi-nomades formant des communautés militaires indépendantes dans les bassins du Don, du Terek et du Kouban. Le mot, d'origine turco-tatare, désigne tout homme libre, tout guerrier indépendant. Aux xive et xve siècles, les services de ces Cosaques Tatars furent utilisés tant par les… Lire la suiteÉcrit par : Pascal LE PAUTREMAT
Écrit par : Jean DELMAS
… *À l'origine désigne un cavalier portant cuirasse. La première application officielle du nom de cuirassier dans l'armée française date de 1665 : création du régiment de cuirassiers du roi, « régiment no 7 » de la cavalerie dite alors légère depuis la suppression de l'armure, remplacée par la cuirasse. Ce régiment devient, en 1791, le « … Lire la suiteÉcrit par : Hervé PINOTEAU
… *La France utilisait de nombreux drapeaux avant 1789, mais il n'y en avait aucun sur les bâtiments publics et sur le château où résidait le souverain. La bannière de France n'était qu'une pièce d'étoffe, assez petite et incapable de flotter, de velours violet ou bleu, ornée de trois fleurs de lis d'or brodées de chaque côté. Cet emblème,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GOBERT
… *Ensemble du personnel qui assiste un chef militaire dans l'exercice de son commandement. L'état-major réunit les éléments de la décision et, quand elle est prise, la fait exécuter. Dans l'armée française, le chef d'état-major, auquel le général donne une large délégation de signature, coordonne l'action des bureaux : le premier bureau est chargé de… Lire la suiteÉcrit par : Michel FRANÇOIS
… *La création des francs-archers, par ordonnance de Charles VII publiée à Montils-lès-Tours le 28 avril 1448, constitue la première mesure prise en France par le pouvoir royal pour disposer d'une troupe permanente d'hommes de pied (à l'instar de celles dont les villes s'étaient dotées dès le milieu du xive siècle pour assurer leur… Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
Dans le chapitre "Le chef de guerre" : … surtout qu'il a su en tirer, en des circonstances difficiles, le meilleur parti. L'outil, c'est l'*armée prussienne. Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, l'avait portée de 45 000 à 76 000 hommes, chiffre énorme eu égard à la faible population (2,2 millions) de son royaume. Frédéric II va continuer l'œuvre entreprise : 195 000 soldats… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Terme générique désignant autrefois tout militaire armé du fusil. Cette arme n'ayant été introduite que très progressivement dans les armées françaises au cours du xviie siècle, le fusilier est encore en infime minorité dans les unités d'infanterie en 1670 : quatre par compagnie. Mais la proportion augmente très rapidement après… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Le 13 juillet 1789, le comité permanent des électeurs décide la constitution d'une force armée de 48 000 hommes pour assurer le maintien de l'ordre dans la capitale. Son commandement est confié le 15 juillet à La Fayette. Elle reçoit le nom de garde nationale. Dans la plupart des villes et dans de nombreux villages, des milices sont formées sur ce… Lire la suiteÉcrit par : Patrice VENTURA
Dans le chapitre " Histoire du génie militaire" : … *Arme de l'aménagement du terrain, spécialiste de la conception et de la réalisation des infrastructures des armées, le génie militaire vient tout droit de la première urgence qui s'est imposée pour la survie de l'homme : aménager le site, construire pour s'abriter, se protéger ou attaquer. L'abri, la motte, le donjon de pierre, le château fort… Lire la suiteÉcrit par : Pascal LE PAUTREMAT
Écrit par : Jean DELMAS
… *Originaire d'Allemagne méridionale, August von Gneisenau se met au service de l'Angleterre et débarque en Amérique, trop tard pour combattre les insurgés. À son retour, il sert dans l'armée prussienne et y végète pendant vingt ans (1785-1806). Capitaine, il combat à Iéna, parvient à échapper à la poursuite des troupes napoléoniennes et s'illustre… Lire la suiteÉcrit par : Solange MARIN
… *Commissaire ordinaire du roi, le gouverneur est chargé de le représenter dans une circonscription administrative appelée gouvernement. Créés au xve siècle, ces gouvernements étaient au xvie au nombre de douze ; ils recouvraient les grandes provinces frontières et en fait la plus grande partie du territoire… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre ARRIGNON
… *Nom répandu aux xvie et xviie siècles dans les pays d'Europe orientale pour désigner le titulaire du grade militaire le plus élevé. Ainsi en Pologne et en Lituanie, du xve au xviiie siècle, l'hetman était le commandant en chef, à vie, de l'armée ; il en était de même en… Lire la suiteÉcrit par : Pierre CARLIER, Gabriel GERMAIN, Michel WORONOFF
Dans le chapitre "Les sociétés décrites par Homère" : … du maître, et ce compagnonnage aristocratique constituerait une forme embryonnaire de féodalité. *La plupart des rois et des « héros de marque » de L'Iliade sont en effet entourés de quelques compagnons-écuyers. Ces hetairoi jouent un rôle essentiel sur le champ de bataille : ils conduisent le char du héros, se tiennent à… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Nom tiré d'un terme hongrois, huszar (vingtième), qui désignait une milice qu'on levait à raison d'un homme sur vingt, pour l'opposer aux incursions des Turcs. Les premiers hussards apparus dans les armées françaises sont des déserteurs des armées impériales accueillis par le maréchal de Luxembourg au cours des opérations de la fin du … Lire la suiteÉcrit par : Henri de NANTEUIL
Dans le chapitre "La « reine des batailles »" : … Dès* les plus anciennes périodes de l'Égypte et de la Mésopotamie, les fantassins ont constitué l'élément principal du combat. Dans la plupart des cas, ils s'aggloméraient en puissants carrés de plusieurs centaines d'hommes, formant ainsi l'infanterie lourde. Armés de piques ou de pointes, protégés par leurs boucliers, pressés les uns contre les… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dans le chapitre "L'expansion hors d'Arabie" : … et des centres d'expansion religieuse, politique et linguistique. Dans cet empire en création, l'*armée joue un rôle important : composée exclusivement de musulmans, placée sous le commandement des gouverneurs de provinces et répartie en groupes correspondant aux cadres naturels des Bédouins, elle constitue des djound, milices ou… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
… *Nom francisé du principal corps de troupe de l'Empire ottoman (Yeni Čeri, « nouvelle troupe »), dont la création se situe dans la seconde moitié du xive siècle, sous le règne du sultan Mūrad Ier (1362-1389). Le recrutement des janissaires, d'abord effectué en prélevant un prisonnier de guerre sur cinq, se… Lire la suiteÉcrit par : André DAUBARD
… *Fils d'un petit propriétaire viticulteur, Joseph Joffre fait de brillantes études et, grâce à l'aide de ses compatriotes, prépare l'École polytechnique où il entre, benjamin de sa promotion. Lieutenant, puis capitaine au 1er génie à Versailles, il participe à la reconstruction de l'enceinte fortifiée de Paris. Prématurément veuf, il… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUTAILLY
… *En 1830, voulant éviter qu'à l'avenir le souverain puisse disposer à sa guise d'une force armée indépendante de la nation, les hommes qui avaient porté Louis-Philippe sur le trône firent ajouter à la Charte constitutionnelle la phrase suivante : « Toutefois aucune troupe étrangère ne pourra être admise au service de l'État qu'en vertu d'une loi ».… Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
Dans le chapitre "L'armée" : … Cette guerre devenait de plus en plus probable, à partir de la mort de Philippe IV. *Il faut ici parler de l'armée. Le secrétaire d'État qui l'avait dans son ressort était le plus fidèle serviteur de la monarchie : Michel Le Tellier, excellent intendant et administrateur. Ses réformes avaient contribué à corriger les défauts d'un système qu'on ne… Lire la suiteÉcrit par : André CORVISIER
… *Fils du chancelier Michel Le Tellier, Louvois est associé par son père, dès 1662, à la charge de secrétaire d'État à la Guerre dont il a reçu la survivance, charge qu'il exerce pleinement à partir de 1677. Louis XIV l'appelle à son Conseil en 1672. Homme dur, exigeant et d'un abord difficile, Louvois est un travailleur ordonné et méthodique,… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BOIS
Écrit par : Pascal LE PAUTREMAT
Écrit par : Pascal LE PAUTREMAT
… Leur rôle est par conséquent d'une importance capitale avant la consolidation des États-nations et *la constitution d'armées nationales qui ont entraîné leur quasi-disparition à la fin de l'époque moderne. En effet, la conscription et le développement de l'idéal patriotique, à partir des révolutions américaine et française, ont permis de recourir à… Lire la suiteÉcrit par : Catherine ORMEN, Universalis
Dans le chapitre "La mise en place d'un marché au XVIIIe siècle" : … *Le prêt-à-porter, qui recouvre aujourd'hui une immense diversité de produits, emprunte ses premières méthodes de fabrication à celle des uniformes militaires. En France, l'usage de ces costumes, définis par des règlements, a commencé à se répandre au xviie siècle. À la fin du siècle suivant, un Directoire de l'habillement… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre BOIS
Écrit par : Jean DELMAS
… *Soldat d'infanterie armé d'un mousquet. Amélioration de l'arquebuse, le mousquet est introduit dans les armées françaises au xvie siècle. On donne le nom de mousquetaires aux bandes qui en étaient armées. Tant que les piquiers restent la principale masse de choc au combat, arquebusiers puis mousquetaires jouent le rôle d'… Lire la suiteÉcrit par : Anne BEN KHEMIS
… *Terme (en latin hostis) désignant le service militaire féodal dont les dépenses sont à la charge du vassal. L'ost est dû par tout vassal à son seigneur. À l'origine illimité, il est réduit ensuite à quarante jours par an ; parfois restreint à une zone proche du territoire occupé par le fief, il est évalué en nombre d'hommes armés, qui… Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Dans le chapitre "Une administration centralisée, une armée forte" : … revenus, en général donnés à ferme, sont consignés dans des registres régulièrement mis à jour. L'*armée, réorganisée à plusieurs reprises, a pris son aspect définitif au début du xvie siècle ; elle comprend des troupes appointées par le Trésor : janissaires, canonniers, armuriers, train des équipages, cavaliers (sipahi… Lire la suiteÉcrit par : Paul GOUKOWSKY
Dans le chapitre "Les débuts du règne" : … les régions montagneuses à l'ouest du royaume. Philippe sut tirer parti de l'inquiétude générale. *Certes, l'armée macédonienne avait été écrasée. Mais c'était une armée aristocratique où prévalait la cavalerie des Hétaïroi (« Compagnons du roi »). En quelques mois, Philippe, qui avait vu s'entraîner l'infanterie thébaine de Pélopidas et… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE GOFF
Dans le chapitre "La France dans la Chrétienté" : … Les *armées dont dispose Philippe le Bel, et dont il laissa en général le commandement au connétable, aux maréchaux et à son frère Charles de Valois (mais il paya vaillamment de sa personne à Mons-en-Pévèle), ne correspondent pas aux effectifs que laisserait supposer la richesse en hommes de la France. Les difficultés pour réunir l'ost féodal, les… Lire la suiteÉcrit par : Roger PORTAL
Dans le chapitre "Une nouvelle puissance militaire" : … a écrit dans le Règlement maritime de 1702 : « Un souverain n'a deux mains que s'il possède une *armée de terre et une flotte. » De fait, les premiers échecs de la guerre contre la Suède ont révélé la faiblesse militaire de la Russie, qui avait été aggravée par la révolte et la décimation des troupes d'« archers » (streltsy), en 1698.… Lire la suiteÉcrit par : Catherine ORMEN
Dans le chapitre "La mise en place d'un marché au XVIIIe siècle" : … *Le prêt-à-porter, qui recouvre aujourd'hui une immense diversité de produits, emprunte ses premières méthodes de fabrication à celle des uniformes militaires. En France, l'usage de ces costumes, définis par des règlements, a commencé à se répandre au xviie siècle. À la fin du siècle suivant, un Directoire de l'habillement… Lire la suiteÉcrit par : Joël SCHMIDT
… *Depuis Scipion Émilien (~ 184-~ 129), le second « Africain » et le vainqueur de Carthage, les commandants en chef romains ont pris l'habitude de lever une garde personnelle, chargée de leur protection et organisée en neuf cohortes sous Auguste, puis en dix à partir de Dioclétien. Chaque cohorte comprenant cinq cents hommes, c'est une troupe de cinq… Lire la suiteÉcrit par : Louis TRENARD
… *Nom qui désigne la réaction des privilégiés au cours du xviiie siècle contre l'ordre politique et social établi par Louis XIV. La réaction aristocratique comprend une réaction proprement nobiliaire, venue de ceux qu'on appelle des gentilshommes, une autre du clergé et, enfin, celle des parlementaires et de la noblesse de robe en… Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
… *Armée de métier de la République de Weimar, la Reichswehr est née de la Constitution de 1919. Les rapports du chef de l'État avec l'armée devinrent alors très différents de ceux qui avaient existé au temps du Kaiser. À la suite des réformes constitutionnelles d'octobre 1918, l'armée était, en principe, soumise au contrôle parlementaire. Le… Lire la suiteÉcrit par : Eugenio BATTISTI, Jacques CHOMARAT, Jean-Claude MARGOLIN, Jean MEYER
Dans le chapitre "La guerre" : … sont en mesure de disposer de cette ultima ratio. L'artillerie, beaucoup plus que l'« * armée permanente » qui, en Espagne, se réduit aux guardias viejas (les tercios ne datent que de 1534) ou qui, en France, remonte aux célèbres compagnies d'ordonnance de Charles VII, oblige l'État à disposer de finances abondantes.… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BERTAUD
À la suite des travaux pionniers d'André Corvisier sur l'*armée d'Ancien Régime, les recherches sur l'armée de la Révolution et de l'Empire se sont orientées vers l'étude sociale des soldats et des cadres des demi-brigades ou des régiments de la Grande Nation. Sans oublier, comme le soulignait jadis Marcel… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BLOCH
Dans le chapitre "Marius et la réforme de l'armée" : … au sourd désir de la revanche. Consul en 107 avant J.-C., après une carrière normale de magistrat, *il opère une réforme militaire profonde, en admettant, dans les rangs de l'armée, les prolétaires qui n'avaient pas, jusque-là, accès aux légions. L'armement, la tactique sont uniformisés. Une armée de pauvres succède ainsi aux armées des paysans… Lire la suiteÉcrit par : Yann LE BOHEC, Paul PETIT
Dans le chapitre "La politique et les réformes d'Auguste" : … ses dernières années une sévère déflation, car il avait énormément dépensé, construit et distribué. *L'armée avait été réduite à une trentaine de légions et, avec les corps auxiliaires, devait compter entre 250 000 et 300 000 hommes, qui percevaient des soldes et servaient de vingt à vingt-cinq ans, comme des soldats de métier. En outre, les… Lire la suiteÉcrit par : Yann LE BOHEC, Paul PETIT
Dans le chapitre "Dioclétien et la tétrarchie (284-305)" : … le choix du meilleur, avec la protection des dieux. Ses réformes durèrent plus que sa tétrarchie. *Il diminua l'effectif de chaque légion mais en porta le nombre de 39 à 60, et l'armée compta environ 400 000 hommes. Parmi eux, les limitanei, de valeur moindre, souvent barbares, gardaient les forts et les fortins (castella, burgi… Lire la suiteÉcrit par : Louis DUPEUX
… *Feld-maréchal et écrivain militaire prussien. Officier d'infanterie et professeur à l'Académie de guerre de Berlin, Albrecht Theodor Emil Roon publie, en 1837, une Géographie militaire de l'Europe (Militärische Länderbeschreibung von Europa). Auteur d'un rapport sur les améliorations à apporter à l'organisation de l'armée et en… Lire la suiteÉcrit par : Pascal LE PAUTREMAT
Écrit par : Louis TRENARD
… *Né à Vertamboz, près de Lons-le-Saunier, noble et pauvre, Saint-Germain embrasse la carrière d'enseignant chez les jésuites, puis celle des armes comme lieutenant, dans le régiment de son père. Trop pauvre pour acheter un régiment lui-même, il prend successivement du service dans les troupes de l'Électeur palatin et dans celles du prince Eugène qui… Lire la suiteÉcrit par : Claude DUCOURTIAL-REY
… *Ordre créé par Louis XIV en avril 1693. La France faisait alors front à la ligue d'Augsbourg et ses armées souffraient d'une pénurie de cadres subalternes, souvent d'origine roturière, sans fortune, et découragés par l'indifférence du pouvoir central. C'est pour leur témoigner son intérêt que le roi, sur l'incitation des maréchaux de Luxembourg et… Lire la suiteÉcrit par : Paul AKAMATSU
… *Guerriers du Japon ancien. En vieux japonais, les hommes d'armes étaient appelés mononofu. Après la réorganisation du pouvoir impérial sur les modèles continentaux, apparaît, au plus tard au viiie siècle, le mot bushi, d'origine chinoise, pour désigner les fonctionnaires militaires. À partir de cette époque,… Lire la suiteÉcrit par : André BRISSAUD
… *Fils d'un général prussien, Schlieffen fait des études de droit, puis entre dans l'armée et devient officier de cavalerie. À trente-quatre ans il est attaché militaire à Paris où il reste deux ans. Il participe comme officier d'état-major à la guerre de 1866 contre l'Autriche et fait la campagne de 1870-1871 à l'état-major du grand-duc de… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *Le marquis de Ségur n'est pas passé à la postérité pour sa participation aux guerres de Succession d'Autriche, de Sept Ans ou de l'Indépendance américaine (qu'il fit aux côtés de La Fayette et de Noailles). Mais, ministre de la Guerre de 1780 à 1787, il signe l'édit du 28 mai 1781, qui exige de tout candidat à l'état d'officier qu'il fasse preuve… Lire la suiteÉcrit par : Jean DELMAS
… *L'expression « service militaire » n'évoque souvent que le séjour passé à la caserne, c'est-à-dire le service actif. Or celui-ci n'est qu'une partie des obligations militaires dues par les citoyens au service de l'État. Historiquement, c'est en Prusse qu'apparaît en 1733 sous sa forme institutionnelle moderne le service militaire obligatoire ;… Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER
… *À l'origine, titulaire d'un bénéfice en Asie centrale, qui accomplissait le service militaire personnel (en persan, sipari signifie guerrier). Dans l'Empire ottoman, le sipahi est un cavalier qui reçoit l'usage d'une terre en Anatolie ou en Roumélie ; peu à peu, ce bénéfice devient héréditaire, mais, jusqu'à la fin du xviii… Lire la suiteÉcrit par : Régis BOYER, Michel CABOURET, Georges CHABOT, Jean-Claude MAITROT, Jean-Pierre MOUSSON-LESTANG, Lucien MUSSET, Claude NORDMANN, Jean PARENT, Universalis
Dans le chapitre "Le temps de la grandeur (1611-1721)" : … collèges administratifs sous l'autorité de six grands officiers du Riksråd (le Conseil ou Sénat). * Surtout, ils fournirent d'excellents cadres pour la nouvelle armée, soit dans l'infanterie de milice, recrutée par conscription et cantonnée, soit dans la cavalerie, cuirassiers et dragons, volontaires ou mercenaires étrangers : cet instrument… Lire la suiteÉcrit par : Victor-Lucien TAPIÉ
Dans le chapitre "Les armées de la guerre de Trente Ans" : … Trente ans de guerre, dont le principal théâtre d'opérations allait être le Saint Empire. Les *armées en présence étaient, avant tout, des armées de mercenaires, levées par des chefs de guerre qui assuraient l'enrôlement, l'armement et le ravitaillement des troupes. Au début, les effectifs ne dépassaient pas une vingtaine de milliers d'hommes… Lire la suiteÉcrit par : Jean BÉRENGER, Wladimir VODOFF
… *Ce terme slave (voevoda, plur. voevody), qui signifie littéralement « chef de guerre », était connu depuis les temps les plus reculés ; il est attesté au xe siècle par Constantin Porphyrogénète. En Russie, selon les sources plus anciennes, il désigne n'importe quel dignitaire chargé d'un commandement militaire… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
… *Réformer l'armée n'est pas la préoccupation dominante des États généraux de 1789. C'est l'attitude du roi qui, en juillet, amène les électeurs parisiens à former une milice de 48 000 hommes, qui prend la Bastille ; et, la province imitant Paris, le royaume va se trouver encadré par une garde nationale de 2 500 000 citoyens. En vain, Dubois-Crancé a… Lire la suite
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