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RICHELIEU ARMAND EMMANUEL DU PLESSIS duc de (1766-1822)

Petit-fils du célèbre maréchal de Richelieu, le jeune duc passe au service de la Russie à la fin de 1789 ; par de brillants services militaires, il gagne la bienveillance de Catherine II et l'amitié du tsarevitch Alexandre. Il sert à l'armée des émigrés de 1792 à 1794. À son retour en Russie, Alexandre Ier le nomme gouverneur de la nouvelle ville d'Odessa (1803), puis de toute la province méridionale récemment conquise sur les Turcs. Son administration efficace et bienfaisante laissa de profonds souvenirs en Russie. Rappelé en 1814 par Louis XVIII, qui le fait pair de France et Premier Gentilhomme de sa chambre, le duc refuse d'entrer au ministère de Talleyrand en juillet 1815 et n'accepte, à contrecœur, de lui succéder (sept. 1815) pour mener de difficiles négociations avec les Alliés que parce que l'amitié du tsar doit lui permettre d'obtenir l'atténuation des sacrifices imposés à la France : il signe le second traité de Paris (25 nov. 1815). Par la scrupuleuse exécution des clauses financières, par une attitude à la fois fière et prudente — refusant notamment de s'engager trop ouvertement du côté russe —, il gagne la confiance des gouvernements alliés et, au congrès d'Aix-la-Chapelle (sept.-oct. 1818), il obtient la fin de l'occupation étrangère et la réintégration de la France au sein du concert européen. À l'intérieur, il soutient la lutte menée par Decazes contre la droite royaliste, mais en décembre 1818, en désaccord avec le favori, il abandonne le gouvernement. Rappelé en mars 1820, dans le désarroi consécutif à l'assassinat du duc de Berry, il fait passer une législation répressive et une nouvelle loi électorale. Mal soutenu par le roi et la droite, il se retire (12 déc. 1822) et meurt peu après, laissant le souvenir d'un ministre passionnément dévoué au pays, d'un rare désintéressement et d'une chevaleresque loyauté.

Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY

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Dans le chapitre "Origines et histoire"  : …   octobre 1795, mais seule sa généalogie royale permet de comprendre ses origines révolutionnaires. *La première des Académies royales est due à la volonté du cardinal de Richelieu, qui, conscient de l'importance des écrivains dans le gouvernement de l'opinion et lui-même non dépourvu d'ambitions littéraires, accorda son patronage à un petit groupe… Lire la suite
RESTAURATION

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Dans le chapitre "Les débuts du régime et l'expérience libérale (1815-1820)"  : …  1816 encore, on fusilla le général Mouton-Duvernet, gouverneur de Lyon pendant les Cent-Jours. *Ces violences ne répondaient pas aux tendances pacifiques et au réalisme politique de Louis XVIII, non plus que de son principal ministre, le duc de Richelieu, grand seigneur honnête, excellent administrateur (il avait fait ses preuves en Russie,… Lire la suite

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