8. Les argiles dans le cycle géologique
L'écorce terrestre est composée, aux neuf dixièmes, de roches silicatées : granites, gneiss, schistes et laves océaniques ou continentales diverses. Quand toutes ces roches viennent au jour, et sont soumises aux intempéries, elles s'altèrent : c'est la naissance des argiles. Ensuite, ces argiles sont transportées par les fleuves dans les bassins sédimentaires, et principalement dans les mers, où elles se déposent, avec ou sans transformation. S'y ajoutent les néoformations proprement océaniques, qui dominent dans les grands fonds : c'est l'accumulation des argiles par sédimentation. Enfin, si les séries sédimentaires s'enfouissent vers les zones profondes où pression et température s'élèvent, les argiles recristallisent en illites et chlorites par diagenèse, puis en micas, puis en feldspaths et silicates de profondeur : c'est la mort des argiles.
Quand la tectonique ramène les roches de la profondeur vers la surface, le cycle recommence.
Naissance des argiles par altération continentale ou océanique, évolutions diverses dans les jeux du transport et de la sédimentation, mort des argiles par enfouissement, telle est l'histoire simplifiée des argiles.
Ces minéraux argileux qui forment les roches argileuses ou argiles sont l'état superficiel des silicates de l'écorce terrestre. C'est ce qui explique que l'étude des argiles soit si active, non seulement à cause de leurs fonctions agronomiques et industrielles, mais parce qu'elles sont la forme de passage obligée de la matière silicatée dans le cycle géologique.
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