7. Des points de vue multiples pour une problématique unique
Il n'est pas inutile de tenter de classer les archives numériques en grandes catégories afin d'en illustrer la diversité. On peut ainsi distinguer :
– Les archives patrimoniales, qui sont gérées par des institutions publiques, archives et bibliothèques nationales, mais aussi par des associations, des fondations, parfois par des entreprises privées. Elles répondent à la fois à un besoin de préservation de documents pour les besoins de l'État et à une préoccupation mémorielle et historique essentielle. Ces institutions sont très actives dans le développement et la mise en œuvre de systèmes de préservation numérique. En France, l'Institut national de l'audiovisuel (I.N.A.) a mis en place dès 1999 un plan de sauvegarde et de numérisation pour faire face au vieillissement des supports mais aussi à la disparition progressive des équipements permettant la lecture des données. Selon l'I.N.A., si rien n'avait été fait, 835 000 heures d'archives auraient disparu d'ici à 2015, soit près d'un tiers de ses archives audiovisuelles. De son côté, la Bibliothèque nationale de France (B.N.F.) a mis en service le système S.P.A.R. (Système de préservation et d'archivage réparti) afin d'assurer la pérennisation des collections numériques du dépôt légal (cf. http ://bibnum.bnf.fr/spar/index.html).
– Les archives opérationnelles, pour lesquelles il est essentiel de disposer de preuves légales de l'intégrité et de l'authenticité des documents. Elles doivent permettre de faire face aux contentieux potentiels, et les documents doivent être disponibles. Ces archives prennent place au sein du système d'information de l'entreprise. Chaque acteur peut disposer en permanence de l'ensemble des informations dont il a besoin. Le domaine financier, celui de la santé, de la défense sont particulièrement concernés.
– Les archives scientifiques et techniques sont caractérisées par une volumétrie considérable et par la grande complexité de l'informati […]
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