4. Problématique actuelle
Si les critères rationalistes de légitimation et de lisibilité s'appliquent assez bien aux détails d'un édifice pour peu que l'architecte s'acharne à faire coïncider les formes avec les solutions techniques, il en va tout autrement pour la détermination de la configuration générale de celui-ci. Cette configuration devrait logiquement découler du programme même de l'édifice mais trop souvent le programme n'implique pas de forme déterminée.
L'indifférence relative des architectes rationalistes à la forme finale les conduira à expérimenter toutes sortes de dispositions pour vaincre cette indétermination : articuler dans l'espace des masses correspondant à des sous-ensembles du programme ; regrouper dans une masse unique, le plus souvent un prisme rectangulaire, toutes les parties du programme ; ou combiner masse principale et plus petites parties. Cette diversité de pratiques, résultat d'une attitude expérimentale objective, sera souvent interprétée par des auteurs superficiels comme preuve de l'inexistance d'un « mouvement moderne ».
Constatant avec Auguste Perret que le programme fonctionnel de l'édifice relève de conditions plus « passagères » que « permanentes », les rationalistes modernes retourneront souvent aux certitudes qu'offrent les exigences constructives, développant ainsi la constante structuriste qui cherche à souligner les éléments actifs, afin de dégager de leur présence affirmée la part essentielle de l'effet d'architecture.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



