3. Les critères définissant l'architecture écologique
• Intégration au territoire
Très subjective, la notion d'intégration au site se prête à de nombreuses interprétations. Transposition contemporaine des constructions vernaculaires pour les uns, elle peut aller jusqu'au mimétisme de l'habitat troglodytique pour d'autres. Mais la nécessité de respecter l'environnement ne s'applique pas qu'aux maisons implantées sur un sol à l'écosystème fragile dans un paysage naturel. Elle s'impose également lorsque le bâti s'insère dans un tissu urbain dont il faut préserver l'intégrité, en inscrivant par exemple avec délicatesse un projet contemporain dans un quartier historique. En ville ou en milieu rural, la conception d'un bâtiment écologique commence toujours par l'étude du terrain et de son environnement immédiat : la topographie, les accès, les vues, les masques, les végétaux existants, l'ensoleillement et les vents dominants. Mais elle doit être élargie à l'analyse des ressources du territoire : la végétation, les matériaux disponibles à proximité, les savoir-faire régionaux. Le projet doit minimiser les terrassements, préserver l'écosystème et les arbres remarquables. L'aménagement des abords du bâti privilégie les essences locales et les murets en pierre ou en briques de la région, afin de créer des abris pour les insectes et autres petits animaux.
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