Le plus important et le plus peuplé des territoires de la Polynésie française, l'archipel de la Société comporte quatorze îles volcaniques d'une beauté surprenante, réparties administrativement en deux groupes : les îles du Vent à l'est (Tahiti, Moorea, Mehetia, Tetiaroa, Maiao) et les îles Sous-le-Vent à l'ouest (Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora-Bora
, Maupiti, Tupai, Mopihaa, Manuae, Motu One).
Carte
France : Polynésie française Carte politique de la Polynésie française
Crédits: 2005 Encyclopædia Universalis France S.A. Consulter
Photographie
Bora Bora L'île et le lagon de Bora Bora, en Polynésie française.
Crédits: Art Wolfe, Tony Stone Images/ Getty Consulter
Peuplées de 227 800 habitantsen 2007 (dont plus de 150 000 pour la seule agglomération de Papeete) en majorité polynésiens, mais aussi métis, européens (principalement Français) et asiatiques, ces îles furent découvertes en 1767 par Samuel Wallis et visitées en 1786 par Bougainville ; en avril 1769, Cook fait escale à Tahiti pour observer le transit de la planète Vénus sur le disque solaire et baptise les îles. Le nom d'archipel de la Société est donné non pas en l'honneur de la Royal Society de Londres comme on le dit souvent, mais parce que ces îles sont « situées proches l'une de l'autre ». C'est en 1797 que les premiers missionnaires s'installent. Ils vont dominer l'histoire de l'île pendant tout le xixe siècle. Jusque-là, les Européens n'avaient été représentés que par des aventuriers, des naufragés, des déserteurs ou parfois des commerçants. La Missionary Society de Londres, par une habile politique auprès du futur roi Pomaré II, essayera de placer les îles dans l'aire de domination britannique, mais une suite de péripéties diplomatiques aboutiront en 1842 au protectorat français, puis à l'annexion en 1880. En 1907, les îles de la Société font partie de l'Océanie française et, en 1946, de la Polynésie française ; en 1958, elles entrent dans la Communauté française au titre des territoires français d'outre-mer de Polynésie ; et, en 2004, elles deviennent « pays d'outre-mer » disposant d'une autonomie plus large.
Les ressources économiques résident essentiellement dans le tourisme, en forte expansion. Les îles du Vent produisent l'essentiel des cultures maraîchères, fruitières et vivrières polynésiennes. Les îles Sous-le-Vent sont spécialisées dans la vanille. Le coprah et l'huile de monoï, produits commercialisés hors de la Polynésie, apportent également une importante source de revenus pour l'archipel. Toutefois, ces cultures connaissent un important déclin malgré leur utilité dans les produits cosmétiques.
Jean-Paul LATOUCHE
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