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CORELLI ARCANGELO (1653-1713)

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2.  La postérité

  En Allemagne et en Italie

Corelli a eu de nombreux disciples directs. Parmi les plus remarquables, on peut citer Francesco Gasparini, connu surtout comme l'auteur de l'Armonico pratico al cembalo, qui avait travaillé avec le maître pendant cinq ans, et qui transmit ses principes à Gaetano Pugnani et à Felice de Giardini. Figurent également parmi les disciples de Corelli : Pietro Antonio Locatelli, Pietro Castrucci, Carbonelli, Francesco Saverio Geminiani, les trois derniers ayant fait carrière aux îles Britanniques, et Michel Mascitti, Napolitain venu de bonne heure à Paris, où Baptiste Anet, l'un des plus grands prédécesseurs de Leclair, apportait aussi le style corellien. On faisait d'ailleurs grand bruit de l'accueil qu'Anet avait reçu du maître. L'abbé Pluche raconte : « Il aime singulièrement les pièces de Corelli et en a si finement saisi le goût que, les ayant jouées à Rome devant Corelli lui-même, ce grand musicien l'embrassa tendrement et lui fit présent de son archet. »

Du simple point de vue didactique, l'empreinte de Corelli a été profonde et durable. Non seulement des méthodes comme celles de Geminiani et de Carlo Tessarini sont nourries de ses principes, mais on sait que Tartini formait ses propres élèves sur les sonates de l'op. 5, et Giardini affirmait que, de deux élèves de même âge, également doués, commençant leurs études, l'un par Corelli, l'autre par Geminiani ou tout autre grand compositeur, le premier devait certainement devenir le meilleur exécutant. Tous les traités du xviiie siècle restent fondés sur son enseignement. Francesco Galeazzi, qui est bien le plus réfléchi et le plus complet des pédagogues, préconise encore, en 1791, l'étude journalière de l'op. 5, et le fait que cet ouvrage a été réédité une trentaine de fois au cours du xviiie siècle atteste la persistance de son action. Mais l'influence de Corelli va plus loin que le pur domaine de la technique du violon : elle s'exerce de façon tangible sur de nombreux compositeurs de son temps et de la génération qui a suivi la sienne.

Vivaldi, si différent de lui dans les chefs-d'œuvre de son âge mûr, commence par l'imiter […]

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« CORELLI ARCANGELO (1653-1713) » est également traité dans :

CORELLI ARCANGELO (1653-1713) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Arcangelo Corelli naît à Fusignano, entre Ravenne et Bologne. Corelli entre à l'Accademia Filarmonica de Bologne. Installé à Rome, Corelli travaille comme violoniste dans des églises et des théâtres. Corelli fait publier à Rome son recueil de douze sonates d'église en trio opus 1 (12 Sonate da chiesa a tre), pour deux violons et basse… Lire la suite
DOUZE SONATES, OPUS 5 (A. Corelli)

Écrit par :  Juliette GARRIGUES

Les quatre premiers recueils de sonates en trio d'Arcangelo Corelli résument l'évolution de cette forme ; mais c'est celui de 1700 – la célèbre Opera quinta – qui exercera l'influence la plus durable en affirmant l'indépendance du violon : en témoignent les 42 éditions au moins qui en ont été recensées au… Lire la suite
CONCERTO

Écrit par :  Ida GOTKOVSKY

Dans le chapitre "Le concerto grosso"  : …  Après un siècle de tâtonnements apparaît vers 1680 le concerto grosso, dont il revient à *Corelli d'avoir fixé la forme et l'équilibre. Dans le concerto grosso, un petit ensemble de musiciens solistes, le concertino, est opposé à la masse de l'orchestre aussi nombreuse que possible et qui, pour cette raison, prend le nom de… Lire la suite
Concerto grosso op. 6 n° 8, CORELLI (Arcangelo)

Écrit par :  Alain FÉRON

Dans le chapitre "Auteur"  : …  *Arcangello Corelli accomplit la quasi-totalité de sa carrière à Rome, où il acquiert la célébrité comme violoniste virtuose, maître de chapelle et compositeur. Curieusement, à l'encontre de tous ses contemporains italiens, il n'écrira jamais pour la voix. Son catalogue, qui ne comprend donc ni musique sacrée ni opéra, est riche de six recueils de… Lire la suite
COUPERIN LES

Écrit par :  Philippe BEAUSSANTPierre-Paul LACAS

Dans le chapitre "La musique de chambre"  : …  à la fois sérieuses et plaisantes, que Couperin intitule, la première, Le Parnasse, ou l'Apothéose de *Corelli, et la seconde, Concert instrumental sous le titre d'Apothéose composé à la mémoire immortelle de l'incomparable Monsieur de Lulli (l'emphase de ce titre n'est pas sans une affectueuse ironie à l'égard du superbe… Lire la suite
GEMINIANI FRANCESCO SAVERIO (1687-1762)

Écrit par :  Philippe BEAUSSANT

… *Élève de Corelli pour le violon, à Rome, Geminiani est aussi l'élève d'Alessandro Scarlatti, à Naples, pour la composition. S'il est l'un des plus brillants représentants de l'école issue de Corelli, son tempérament le portait à l'opposé de son maître : la vivacité et la stravaganza de son jeu comme de son tempérament lui causèrent des… Lire la suite
MUFFAT GEORG (1653-1704)

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Organiste et compositeur, véritable génie cosmopolite. Né à Megève (Savoie) d'une mère française et d'un père soldat de l'armée autrichienne, dont la famille était originaire d'Angleterre et d'Écosse, Georg Muffat est l'un des plus grands musiciens autrichiens. Il porta notamment la musique d'orgue de l'Allemagne méridionale au plus haut niveau qu'… Lire la suite

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Concerto grosso op. 6 n° 8 Arcangelo Corelli

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