3. Postérité médiévale et moderne
Dans l'art chrétien, l'arc de triomphe donne naissance à l'arc triomphal situé à l'entrée du chœur des églises : la transition est particulièrement visible à Sainte-Marie-Majeure. À partir de la Renaissance, les arcs romains seront souvent imités, notamment en France sous Louis XIV (porte Saint-Denis, de Blondel, 1672 ; porte Saint-Martin, de Bullet, 1674), et surtout sous le premier Empire : l'arc du Carrousel, de Percier et Fontaine (1808), est une transposition de l'arc de Constantin ; l'arc de l'Étoile, de Chalgrin, se distingue par ses dimensions colossales. Évidemment, ces monuments, s'ils ressemblent extérieurement à ceux de l'Antiquité, ne possèdent plus la signification religieuse de l'arc romain qui symbolisait l'harmonie entre la Providence et l'empereur cosmocrate.
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