2. Développement et structure
• Morphologie du développement
On connaît le mode de ramification des plantes herbacées dont les bourgeons axillaires se développent, assurant la ramification de l'herbe. Celle des végétaux ligneux est beaucoup plus complexe et aboutit à la création des silhouettes caractéristiques que nous avons décrites.
La forme « arbre »
Les arbres monocaules sont édifiés par le fonctionnement d'un méristème unique, généralement de grande taille (les bourgeons axillaires étant constamment inhibés), qui fonctionne régulièrement pendant la vie de l'arbre. Après une assez longue durée (plusieurs dizaines d'années parfois), il se transforme brusquement en une inflorescence terminale unique qui préludera généralement à la mort de l'arbre (Corypha par exemple). Parfois, cependant, cette transformation permettra le développement de bourgeons axillaires qui assureront la survie de l'arbre. Ce relais peut être pris par des bourgeons proches du sommet, comme chez Jatropha multifida (ramification sympodiale), ou par les bourgeons les plus basaux (cas des palmiers Raphia, Korthalsia, Plectocomia).
Les arbres monocaules à inflorescences latérales diffèrent des arbres ramifiés par la nature uniquement inflorescentielle des bourgeons axillaires.
Pour les arbres ramifiés, la morphogenèse suit des voies plus complexes. Pendant les premières années de son existence, la plante croît vigoureusement par son bourgeon apical, les bourgeons axillaires restant totalement inhibés. On a un état monocaule transitoire qui permet la formation d'un tronc, caractéristique de ce type biologique.
Dans un stade ultérieur, les derniers bourgeons axillaires parus prennent un faible développement. Cependant, ils n'ont pas une vigueur suffisante pour édifier de véritables rameaux latéraux et ne tardent pas à tomber. Entre la 5e et la 12e année, les bourgeons axillaires du scion terminal se développent vigoureusement, les plus près du sommet étant les plus longs. Ce phén […]
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