3. Pouvoir pathogène
Les maladies provoquées chez l'homme par les arbovirus sont assez variées. En fait, elles ont toutes en commun, après la contamination par piqûre et la période d'incubation, une phase initiale de « virémie » au cours de laquelle le virus est présent dans le sang, ce qui permet à de nouveaux Arthropodes piqueurs de s'infecter. Cette phase peut se manifester par une fébrile affection transitoire.
De cette forme bénigne peuvent découler de nombreuses autres formes cliniques plus ou moins graves. Les principales sont la forme pseudo-grippale, exagération de la forme fébrile bénigne parfois accompagnée d'éruptions (dengue), la forme hémorragique, beaucoup plus grave, souvent accompagnée de troubles rénaux (fièvre jaune, « fièvres hémorragiques »), les formes nerveuses (encéphalites de Saint Louis, de Murray Valley, de West Nile, à tiques, japonaise). Certains de ces virus sont les agents de zoonoses, maladies souvent graves, communes à l'homme et aux animaux comme le looping-ill ou les encéphalites équines américaines. Après inoculation expérimentale par voie intracérébrale à la jeune souris, tous les arbovirus provoquent une encéphalite fatale chez cet animal alors que le pouvoir pathogène pour les autres animaux varie selon les cas.
La lutte contre les arbovirus peut être envisagée à deux niveaux de leur cycle biologique. On peut interrompre la chaîne de transmission en éliminant les Arthropodes vecteurs : ce fut le cas de la lutte contre la fièvre jaune urbaine pour laquelle l'éradication du moustique Aedes aegypti a permis de faire disparaître la maladie. On peut aussi protéger l'homme ou les hôtes sensibles par une vaccination préventive, si les Arthropodes ne peuvent être détruits. Un tel vaccin existe pour le virus de la fièvre jaune et d'autres sont en cours d'évaluation ou de mise au point pour quelques maladies importantes.
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