2. Épidémiologie
Les arbovirus ont un mode très complexe de circulation dans la nature : outre leur mode de transmission original, ils ont la particularité de pouvoir se multiplier chez plusieurs espèces animales parfois très éloignées, ce qui est assez inhabituel chez les virus. Parmi les divers hôtes chez lesquels le virus est capable de se multiplier, on distingue les hôtes sensibles, chez lesquels l'infection par le virus se traduit toujours ou parfois par une maladie cliniquement décelable, et les hôtes non sensibles, qui peuvent s'infecter sans qu'aucun trouble n'apparaisse. Ces derniers jouent un rôle important dans la dissémination du virus. Les arthropodes vecteurs appartiennent à cette catégorie : l'infection par le virus ne provoque chez eux aucun trouble apparent.
Les recherches conduites sur les arbovirus demandent, par conséquent, des enquêtes faites sur le terrain ; des équipes de spécialistes de diverses disciplines s'y efforcent en commun de trouver la trace du passage du virus en appliquant aux populations humaines et animales des méthodes d'investigation virologiques et immunologiques. La connaissance approfondie du cycle biologique des virus permet de mieux comprendre l'apparition et l'évolution des épidémies qu'ils provoquent et, par suite, de lutter contre elles. Parmi ces cas, les plus importants sont la fièvre jaune, la dengue, les encéphalites équines américaines (hôtes sensibles : cheval, homme ; autres hôtes : oiseaux, reptiles), les encéphalites à tiques (hôte sensible : homme ; autres hôtes : rongeurs), le virus West Nile (hôtes sensibles : homme, cheval ; autres hôtes : oiseaux, rongeurs).
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