Soldat franc exilé par les siens, Arbogast est, comme son oncle Richomer, au service des empereurs romains. Bien que païen, il a la confiance de Gratien, empereur d'Occident qui meurt en 383 tué par un partisan de l'usurpateur Maxime. L'empereur d'Orient Théodose utilise Arbogast dans sa lutte contre ce dernier, puis le charge de veiller sur le jeune empereur d'Occident Valentinien II, fils de Gratien. Arbogast peuple le palais de Francs et devient tout-puissant en Gaule. Lorsque les Italiens, menacés par des Barbares, appellent Valentinien II à leur secours, Arbogast interdit à l'empereur de quitter la ville de Vienne, sur le Rhône. Une violente dispute éclate entre les deux hommes et finit par la mort de l'empereur. Arbogast répand le bruit que Valentinien II s'est suicidé (392). Il fait alors proclamer à Lyon le rhéteur romain Eugène, ancien chef des bureaux de Valentinien. Il emmène le nouvel empereur combattre des roitelets francs sur le Rhin, le pousse à pratiquer une politique en faveur des païens et à intervenir en Italie contre Théodose. La rencontre entre les deux armées a lieu dans la vallée de la Rivière froide (la Wippach). Eugène est battu et Arbogast se suicide.
Pierre RICHÉ
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