Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

DIOPHANTIENNES APPROXIMATIONS

Page précédente Page suivante

3.  Approximations des irrationnels algébriques

On dit qu'un irrationnel τ est rationnellement approchable à l'ordre α s'il existe une constante dépendant de τ, soit K(τ), telle que :

ait une infinité de solutions.

On voit sans peine qu'un rationnel u/est approchable à l'ordre 1 et pas au-delà. D'autre part, les propriétés des fractions continuées montrent que tout irrationnel est approchable à l'ordre 2 au moins et qu'un irrationnel quadratique est approchable à l'ordre 2 et pas au-delà (à cause de la périodicité du développement). Ce dernier résultat est un cas particulier du théorème de Liouville (1844) relatif aux irrationnels algébriques de degré n : si τ est de degré n, il n'est pas approchable à un ordre supérieur strictement à n. En effet, si f (τ) = 0, où est le polynôme de degré n définissant τ, l'étude de :

donne élémentairement :
pour tout rationnel p/q.

Le théorème de Liouville a une grande importance historique, puisqu'il a permis de définir explicitement les premiers nombres transcendants (nombres de Liouville), grâce à des développements (décimaux ou en fraction continuée) lacunaires tels que :

jusque-là on ne connaissait que l'existence des nombres transcendants (par complémentarité dans R des nombres algébriques) et ce n'est qu'en 1873 que Hermite établit la transcendance de e, permettant à Lindemann d'établir celle de π en 1882.

Le résultat de Liouville a été successivement amélioré par Thue (1908), établissant α ≤ (n/2) + 1, par Siegel (1921) α ≤ 2 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 7 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« DIOPHANTIENNES APPROXIMATIONS » est également traité dans :

DIOPHANTIENNES ÉQUATIONS

Écrit par :  Jean-Louis COLLIOT-THÉLÈNEMarcel DAVID Universalis

Dans le chapitre "Le premier et le second degré"  : …  si et b ne sont pas trop grands ; sinon, on développe a/en *fraction continuée et, si a/b = pn/qn est la n-ième réduite, on prend la (n − 1)-ième qui, au signe près, donne u0 = qLire la suite
KHINTCHINE ALEXANDRE IAKOVLEVITCH (1894-1959)

Écrit par :  Universalis

… *Mathématicien soviétique, né à Kondrovo et mort à Moscou, membre correspondant de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S., professeur à l'université de Moscou, prix Staline (1941). Ses premiers travaux concernent la théorie des fonctions d'une variable réelle, où il introduit la notion de dérivée asymptotique, généralise la notion d'intégrale de… Lire la suite
NOMBRES (THÉORIE DES)

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

… intervient une technique nouvelle, celle des fractions continuées, premier exemple d'utilisation d'*approximations diophantiennes pour la résolution d'équations diophantiennes. Jusque-là, les procédés de résolution d'équations diophantiennes consistaient en des manipulations algébriques élémentaires plus ou moins subtiles, pour permettre une… Lire la suite

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média