3. Caractères généraux des apologies
Placés dans des circonstances bien déterminées, les apologistes grecs du iie siècle furent amenés à traiter les mêmes questions. Ils eurent d'abord à réfuter les calomnies contre les chrétiens ; on les accusait d'immoralité, ils soulignèrent leur honnêteté, leur chasteté et leur intégrité ; ils insistèrent sur l'absurdité de la loi qui les condamnait parce que chrétiens, alors que nul ne peut être puni pour une étiquette, mais seulement pour des actes. Plus encore, ils s'efforcèrent de répondre à ceux qui prétendaient que le christianisme était un danger pour l'État, en montrant que la foi était une force de premier ordre pour la conservation et le bien-être du monde.
Passant à l'offensive, les apologistes opposèrent l'absurdité et l'immoralité du paganisme à la doctrine chrétienne qui seule donne une idée correcte de Dieu et de l'univers. Ils développèrent à ce propos les dogmes de l'unité de Dieu et de la divinité du Christ.
Enfin, ils s'efforcèrent de montrer la supériorité du christianisme sur la philosophie grecque, qui à des vérités fragmentaires avait mêlé un grand nombre d'erreurs, et sur la loi de Moïse, qui n'avait eu qu'une autorité temporaire et limitée, alors que le christianisme est la nouvelle et éternelle loi pour tous les humains.
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