Le culte du dieu égyptien Apis est attesté à une date très ancienne dans la ville de Memphis. Il était représenté sous la forme d'un taureau qui devait être blanc avec des taches noires répondant à des dessins très déterminés. Hérodote a laissé sur Apis ce témoignage : « Quand il fut devenu maître de toute l'Égypte, Psammétique éleva à Héphaïstos des propylées à Memphis, ceux qui sont tournés vers le vent du sud ; et il construisit pour Apis, en face des propylées, une cour où on le nourrit lorsqu'il s'est manifesté, tout entourée de colonnades et couverte de figures : au lieu des colonnes, ce sont des colosses de douze coudées qui en supportent le toit. Apis, en langue grecque, est Epaphos » (HistoiresII, 153). Symbole de force et de fécondité, Apis était associé à Ptah et à Rê ; puis il le fut surtout à Osiris, comme dieu funéraire. L'intronisation et les funérailles du taureau Apis étaient célébrées dans le faste et avec des processions. Le corps du taureau, une fois embaumé, était déposé dans un caveau funéraire situé dans le serapeum. Puis les prêtres recherchaient le successeur du taureau défunt et l'on fêtait l'intronisation du nouvel Apis. Chaque taureau avait […]
