Mai 1948 Vainqueur des élections, le Parti national de Daniel F. Malan, héritier du « Parti nationaliste purifié » fondé en 1930, entreprend une politique de ségrégation raciale systématique.
1949 Une loi interdit les mariages entre Blancs et non-Blancs.
1950 Le Population Registration Act classifie la population sud-africaine en quatre groupes (Européens, Bantous, Métis et Asiatiques). Le Group Areas Act institutionnalise la ségrégation résidentielle.
1953 Le Reservation of Separate Amenities Act instaure une ségrégation raciale dans tous les domaines de la société (transports, lieux publics, éducation, etc.).
Mars 1960 Les émeutes noires de Sharpeville conduisent le pouvoir à interdire l'African National Congress (A.N.C.) fondé en 1912, qui renonce peu après à l'action non violente et se lance dans la lutte armée.
Juin 1964 Nelson Mandela, leader de l'A.N.C., est condamné à la prison à vie. Le Conseil de sécurité de l'O.N.U. condamne officiellement la politique d'apartheid.
16-22 juin 1976 D'importantes émeutes dans les townships de Soweto sont durement réprimées, faisant plus d'un millier de victimes.
1978 L'Église catholique sud-africaine et le Conseil sud-africain des Églises, au nom des protestants, se prononcent contre l'apartheid.
Septembre 1984 Une nouvelle Constitution, promulguée notamment sous l'impulsion de Pieter W. Botha, ébranle le régime d'apartheid en créant des organes de représentation des communautés non blanches.
2 février 1990 L'A.N.C. est de nouveau autorisée ; neuf jours plus tard, Mandela est libéré.
Février 1991 Le président Frederik De Klerk, élu en 1989, annonce que l'Afrique du Sud renonce à l'apartheid ; l'A.N.C. abandonne quant à elle la lutte armée.
Juin 1991 Les principales lois fondant le régime d'apartheid sont abolies par le Parlement.
15 octobre 1993 Mandela et De Klerk reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix.
9 mai 1994 Mandela est élu président de la République.
Olivier COMPAGNON
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